jeudi 11 août 2011

Drakar : Let Draka


Mazette, cette jaquette, êtes-vous en train de vous dire, n'êtes-vous pas ? La tonalité "Quand on arrive en ville" - "Run Like Hell" pour les plus francophobes saintes nitouches d'entre vous - inhérente au heavy-protothrash tricoté par Drakar, en prend immédiatement un succulent sur-relent occulte et luminescent, digne d'un épisode de Deux Flics à Miami à Prague, dans la vieille ville canaille et nécromante, surtout habillé comme est l'album de riffs sautillants comme du Amebix aux longues et fines canines molles, et, forcément, par le chant en tchéquo-magyar - ces braves peuplades m'excuseront, j'ai tendance à les mélanger, les Root, les Master's Hammer, les Tormentor, dans ma béate joie de ces visqueuses et gazouillantes syllabes à la libidinosité aussi acide qu'elle est slave - non moins encore que par les traînées de salive scintillantes des leads à califourchon sur la crête qui sépare Trey Azagthoth de Mark Knopfler, taillés pour enluminer un Vlad Tepes contre les Défenseurs de la Foi tout en japanimation vieillote, sur ce carénage hardos des bas-fonds non sans évoquer la pouilleuserie du premier Alice in Chains. Et je vous arrête tout de suite : un second cd est là pour prouver aux gens de peu de foi qu'une production moins gueuse et des paroles traduites en trivial anglois par une voix plus plate que le crapaud-pancake d'Inquisition, ne changent rien à l'affaire, qui ne se joue pas dans une quelconque kitscherie. En vérité le heavy est musique mystique ; et Drakar gonfle le cœur de joie.

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