samedi 20 août 2011

Kalte Farben : Opium


Ah bah on en a mangé, du wannabe Skinny Puppy, du copieur à l'arcade sourcilière aussi proéminente que solitaire, du qui sue sur la copie, laquelle n'a déjà pas besoin de ça pour indisposer l’œil ... L'héritage, naturellement, était davantage à trouver chez des groupes qui n'en avaient pas les gimmicks, plutôt la densité toxicologique de dimensions et de grains, comme par exemple ... ?
Kalte Farben, gagné.
L'esprit tourmenté en avait autant à voir avec le voodoo-strangulectro d'un Pain Station chargé des plus lourdes volutes de Converter (aka Exit Ritual) et la dark-wave psyché baudelairienne de Das Ich époque Staub, et peu à faire de tenir fermement le cap d'une structure chansonnière : on dérive au long des pesants mouvements des blocs d'ouate dans les poumons et des masses hallucinatoires touffues qui obstruent l'horizon orageux, parmi des voix qui non moins que les beats s'abîment et se pulvérisent dans les failles de spleen toxique mangées par une luxuriante végétation de flore et d'oxydes, cavités où assez logiquement ces difformités vont effleurer les valves et les pédoncules du breakbeat baudroie école Seal Phüric, qui ondoient dans les courants d'anxieuses et torpides joies mêlées d'hydrocarbures ...
Une pièce de choix dans le coffre du Pépé, de toute évidence.

1 commentaire:

Le Moignon a dit…

Un classique, oué !