samedi 13 août 2011

Morbid Angel : Domination


Point ne cèderai à la présente pulsion de le déclarer meilleur album d'Angèle, car point ne cautionne ce principe auto-indulgent que les albums les plus mieux sont ceux qui demandent le plus d'efforts à agripper et piner - et dieu sait que j'ai dû lui jouer les crampons, à ce rose machin, avant de parvenir à le grimper. Parce que sorti des deux évidents tubes, accroche-toi, justement, pour y trouver des aspérités, tellement c'est informe dans toutes les directions. Doumé, en fait, c'est l'album boursouflé de Morbid, plus encore que Mouloud ou FFF, c'est quelque chose comme l'entre-digestion de Sacrosanct Bleeds et Incipit Satan (soit deux magnifiques proliférations boursoufliennes, pour les béotiens), comme eux incrédible collection d'extravagances injustifiables sur tout le territoire de cet univers-ci, c'est une somptueuse psychédélie bougonne, une grondante et collante atmosphère d'orage qui couve, un pesant avant-orage d'été comme un couvercle de purée de pois sur l'impossible forêt mystique Sega de la pochette, la feulante puissance bassueuse de Covenant mais infirme de la tranchante félinité d'icelui, empeguée dans les bourgeonnants ganglions de la fatuité davidvincentine et les effervescents nodules baroques de la percherie azagthotheuse, rengorgée dans le triple menton harkonnen de ses riffs aussi aberrants et non avenus qu'ils sont autoritaires et militaristes ...
L'occasion solennelle de retirer très officiellement ce que j'ai pu claironner ici et là : un mauvais album de Morbide Angèle, ça n'existe pas.

2 commentaires:

Little-Axe a dit…

puissance.

EyeLo a dit…

Pochette qui évoque, non sans une certaine nostalgie des galipettes en kimono dans le jardin, le bon gout des films Mortal Kombat.
(Ou aussi les vestes rose et vert fluo des cours de récré du début des années 90.)(Sega, oui, je préciserai même Master system II)