lundi 8 août 2011

Overkill : Years of decay


Et ce disque là, c'est de la merde peut-être ? Parce qu'un disque comme ça, que tout le monde s'en branle, c'est bien simple moi ça m'énerve rien que d'y penser. C'est pourtant doux et discret comme le duvet d'un thrasheux allemand des anées 80, avec en prime cette classe primesautière que seule pourrait lui envier cette façon qu'avaient les filles cools de ramener leurs tignasse en palmier au dessus du crâne à la même époque. Vous l'avez compris, cette galette sort tout droit de l'âge d'or du metal, ces années où le ringard ne s'appelait pas encore kitsch, et où tout était possible en matière de provocation idiote et de naïveté qu'on ne pourrait pas même qualifier d'infantile, au mieux de prénatale. Bref, je profite de l'occasion pour vous demander ici une minute de silence afin d' honorer la mémoire de Ronald Reagan, sans le gouvernement duquel le thrash ne serait pas ce qu'il est. Sans lequel le thrash ne serait peut-être pas du tout, d'ailleurs. Et on ne va pas une nouvelle fois discourir ici du bien fondé des bermudas et des vestes à patch. Je pense qu'il n'existe plus personne désormais pour remettre en cause l'apport essentiel que pareille tenue a pu amener au bon goût et au sens commun. La suprématie sur la décennie sus-citée d'une culture basée sur la bière pas chère et les traitements contre l’acné demeure pour tous un exemple à méditer.

Meilleur moment pour écouter le disque : un incontournable de l'été. De l'été 1989.

4 commentaires:

rafi a dit…

fantastique. Mention spéciale à "Evil Never Dies"

BBB a dit…

Jamais pu encaisser la voix de Bobby "Blitz" perso.
Sinon la veste à patch était déjà de mise dans la sphère hard-rock/metal avant l'éclosion du thrash. Le bermuda peut-être moins...

Little-Axe a dit…

à ce titre, la photo dans le livret de state of euphoria vaut tous les clips de georges michael. mention spéciale au mini short en jean.

gulo gulo a dit…

le king of all kings du minishort en jean (déchiré), c'est encore lemmy - scott ian en a encore la mâchoire qui tombe quand il en parle