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Affichage des articles du septembre, 2011

Stranger than Fiction : Gnaw

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Ce n'est pas pour être désagréable avec deux cancres de mes lecteurs, mais le jour où tu apprends que les frangins Daniloski avaient un groupe en 92, tu te poses pas des questions intelligentes : tu rafles (je dis ça, j'ai même pas encore trouvé un moment pour enfin choper le crapuleux album de Trephine...).
Alors comme STF est vendu - par Brian sur son site, dépêchez vous il en aura pas toute la vie - comme la préhistoire de Meatjack, on va vous le faire appréhender avec des références de type historique certifié : imaginez vous, comme squelette, Black Flag - on aurait pu avoir moins trapu, avouez. Naturellement, vous savez que quand je dis Black Flag je pense In my Head ; toujours. Là-dessus, comme si c'était trop franc et direct, on va vous faire administrer une torsion des familles, école Victims Family et Primus. Naturellement, vous savez que lorsque je dis Primus, je pense Pork Soda ; toujours. Tout comme lorsque je dis Bungle c'est toujours le premier qui compte…

Big Sexy Noise : s.t

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Les sensations qu'évoque ce backing band donnent toutes sur la même cour : un Morphine encore plus préhistorique, du Unsane recru de fatigue et de mollards, le morceau de Faith no More avec Boo-Yaa Tribe : fenêtre sur swamp, là en bas, crassement familier, paresseusement intime, ton bon vieux swamp privé, ton alligator de compagnie. Et là-devant, affalée de toute sa vieille chair de morue pas assez éventée, elle ! la grognasse que j'ai jamais pu encadrer : Lydia Lunch.
Et c'est qu'elle me fait du rentre-dedans façon Crash, le vieux sac-à-vin, un genre de - Dieu sait pourtant si lui non plus je peux pas me le farcir - Tom Waits en version fém... mouais, non, c'est pas si probant maintenant que j'y pense, elle est aussi féminine en tous cas que peut l'être le plus esquinté des chats de gouttière, et je ne parle pas de Tom Waits, petits malins - mais carrément en pleine possession de ses moyens de vieille salope calée à califourchon sur la mère Diamanda, Jenn…

H20 : Thicker than water

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Parce que l'été est fini est que t'as flingué tes plus chouettes Nike avec l'eau de mer. Parce qu'au dernier Barbeq il y avait même pas de rosé. Parce que t'es invité chez des potes où il faut se déchausser et que t'as mis des chaussettes trouées parce que tu savais pas. Parce que la vie est mal foutue, en somme. Parce que des fois, t'as juste envie d'avoir quinze ans à nouveau. Meilleur moment pour écouter le disque : au saut du lit, en caleçon, vers 13h30.

Nightbringer : Apocalypse Sun / Hierophany of the Open Grave

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Il y a toutes les fois, bien entendu, où le death est cru, primitif et dégueu ; mais il y a aussi, parfois, les autres fois. Eh bien figurez vous que pour le black c'est pareil.
Je ne sais pourquoi ce groupe est parfois comparé à des choses quelconques et plates telles que les vieux Marduk et le premier Funeral Mist - la quasi-permanence du blastbeat pillard, probablement.
Alors qu'il n'y a rien à voir avec toute cette sorte de choses.
Ici il est uniquement question de déluges maelströmniques de notes fines comme des aiguilles, The Divine Antithesis avec l'épiscopale ferveur de Sworn to the Dark et la démence violette de Doedens Evangelium, il est question de vertigineuses descentes de toboggan au long de drapés écarlates, de vampirisme mésopotamien, d'alchimie, d'incessantes tornades de trilles qui s'envolent en scintillant vers le poison napolitain, si ça n'est pas le signe que le diable est dans l'immeuble je veux bien qu'on me dise ce qui l&…

Birth!, 24/9/11, Up & Down, Montpellier

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Soirée synth-punk ce soir dans le rade qui nous a offert l'ineffable Mr Viande.

Mec Qui Devait Nous Ecrire son Blaze sur Un Bout de Papier* : grosse bouillie pré-natale de Front 242, Big Black, Plastic Noise Experience et Babyland, arrachée et approximative au possible, improvisation totale, félicitations aux cartons et à la batterie jouée à même le comptoir, le dessin de la prochaine décennie musicale se jouait ce soir à l'Up & Down, désolé pour les absents. Oh my god that's the funky shiiiit, pogo sur la banquette avec Madame. Santé.

Birth! : la même en plus sérieux - ou bien pas tellement que ça ? - lo-fi-goth-Suicide-punk-comptines éruptives, les brûlantes et miroitantes plaies de larsen se confondent avec les hurlements primaux outre-réverbérés pour les aider à difformiser les boucles primaires de bon gros dungeon-goth à donner à la demo de Sopor Aeternus des airs de Dream Theater, total respect et more power pour ce Doug et son Oddateee-attitude, Birth réveille le …

Absu : Abzu

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Coïncidence ? Je ne crois pas ...
Sur Soum, cela fait déjà bien longtemps, bien avant le billet ci-dessous, qu'on sait et dit la vile fraternité des capuchards.

Servants of the Apocalyptic Goat Rave : st

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On pourrait en bâtir une trigonométrie façon breakcore all-stars, en invoquant la rudesse antique d'Abelcain, le pervertoccultisme byzantin d'Hecate, et la violence des Venetian Snares les plus nus de saturation - en sélénisme tant qu'en nuisance sonore. Mais Bong-Ra et Sickboy n'empruntent au breakcore ici que ce qu'il faut de break pour gaver en tortillance et en fouetté SM les beats déboulant tout droit du plus impitoyable radicalisme techno, qui nous ramène au bon vieux temps de No-Tek et de DJ Vegeta, à quoi il ajoute encore en inflexibilité supra-humaine en y invitant la cruauté impérieuse d'un vice débridé à en remontrer à Asche et Sleep Chamber - et bien entendu à rompre, n'est-ce pas, bien des lombaires, des vertus et des équilibres. Un pur moment-gouffre de tourmente et de fureur religieuses, au sens le plus préhistorique du terme, la quintessence de ce que doit pourvoir une bonne free party, à en expliciter sans ménagement où se niche le démon p…

Nadja, 20/9/11, Kafe Kult, Munich

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Mademoiselle, avec la basse qui envoie les sons dans l'espace, dites-moi, qu’est-ce que c’est que ce pull-over ? Le jean trop serré, passe encore. Que vous restiez de dos jusqu’à la fin du set, pourquoi pas (votre nuque est d’ailleurs joliment gracile…). Mais le pull là vraiment, il vous sied comme des bretelles à un lapin.Nadja donc. Le collègue tripatouille potards et pédales d’effet posés sur une petite table. Une petite table… comment qualifier plus précisément cette petite table… une tablette ? Non. Une tablounette ? Non plus.Nadja encore. Tiens, et si je me faisais pousser la barbe ? Se raser tous les jours, c’est quand même contraignant… Faut voir le temps que tu passes à l’entretenir. Si c’est plus long que le temps que tu passes à te raser, alors ça vaut pas le coup. D’ailleurs ça se lave comment ? À l’eau claire, au savon, ou est-ce qu’il faut un produit spécial ?Nadja toujours. Bordeaux-Lille 1-1. Lille continue d'encaisser des buts à chaque match et sont quatrièmes…

Soilent Green : Confrontation

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DMX : And then there was X

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Ton gangster, tu le préfères comment ? Perché sur le toit de sa Pontiac, blindé de coke et qui tire partout, une main sur le Uzi, l'autre sur la tête d'une pute ? Ou plutot genre affranchi, celui qui a peut-être trouvé Dieu sur le tard, mais qui a dans le temps fait cramer son lot de mecs avec leurs couilles dans la bouche ? Baggy, marcel et biceps, ou plutot pantoufles, tricot de peau et colt 45 sous l'oreiller ? Parce que c'est là que tout se joue. Parce qu'il y a ceux dont tu sais qu'il vaut mieux pas avoir d'embrouilles avec, et ceux dont tu sens qu'il vaut mieux pas avoir d'embrouilles avec. Tu saisis la difference ? Je la refais autrement: Banlieue 13 ou Tontons flingueurs ? Oué je sais, je fais pas dans la demi-mesure. Mettez ça sur le compte de mon inaptitude notoire au compromis et du privilège de l'âge. Mais attention les miskines, les apparences font pas tout. J'ai connu des nénettes qui tenaient mieux les interrogatoires que t…

Il Giardino Violetto : Danse Macabre

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Tout ce que le goth doit être - se dit aussi, pour les béotiens : tout ce que Zola Jesus et autres witch-conneries ne seront jamais.
Vénéneux, glauque, infecté, malade, nauséeux. Everybody's gone to the garden, comme disait Axl. Là-bas les parfums sont violets et capiteux, ils donnent la migraine, avec le vertige, et les notes de la basse te font rendre ce qu'il reste de ton bol intestinal comme une bonne infusion de datura, et les cris de la femelle te font tourner les sangs et la libido. Il Giardino Violetto, devine quoi, sont italiens, comme le mythique Alan Woxx était marseillais, car le gothique c'est encore dans le sud qu'on le fait le mieux, comme un bon paquet de trucs, et les choses sorcières et les poisons et les maladies c'est encore au Sud que ça prend tout son pouvoir, demande donc à Buzzatti, à Moravia, le saturnisme, demande à Petrone, et la morbidezza, et la saleté c'est pas chez ces cons de vikings ou chez ces vedettes de ricains qu'on la s…

Cobalt : Gin

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Fait amusant : à l'époque, je m'étais raccroché pour enfin trouver ce que tout le monde trouvait à ce groupe, à ses parties fièrement énamourées des Swans et Neurosis.
Aujourd'hui, je découvre un mirifique album de metal. De quoi-metal ? D'american metal.
War metal, revendiquaient-ils sur leur premier disque, mais sûrement pas, du moins ici, à la Ross Bay Cult, non, plutôt à la guerre dont on prend le sentier, avec cet album pour fond sonore aux hallucinations carnivores d'une danse du Soleil pas piquée des vers. Black metal, les classe-t-on, mais le groupe de l'Ancien Monde auquel ils font le plus penser est le plus noyé dans ses rêves cocaïnés (Satyricon bien entendu), et sur lui Cobalt ont l'avantage d'être nés dedans (la cocaïne bien entendu).
Rien que la prod ne peut être que ricaine, nauséeusement enfouraillées comme sont les guitares sur cette batterie dont la parade nuptiale est d'une gatling en robe du soir.
L'ambiance, aussi, quelque p…

Helms Alee : Weatherhead

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Hardcore onirique avec tout ce que cela suppose d'empoté, pas sûr bien d'où il se réveille avec peine, au Pays des Merveilles ou dans une réalité ré-affutée, lourdement aérien de tout le coton hydrophile qu'il a dans la tête chargé de douces promesses d'orages, abasourdi de mélodieuses luminescences qui papillonnent comme des bourdons lourdauds cognant des têtes d'ocelots contre la vitre féminine qui chante, parmi les riffs languides et amoureux comme des montagnes saoûles.
On n'est jamais tant chez soi que sur la Lune, la joie palpitant à en défoncer la cage thoracique.

Oh et puis merde, quoi : Harkonen est vraiment putain de retour, ce coup-ci, et en même temps il est cette nouvelle chose encore plus extraterrestre qu'auparavant. C'est fête.


Second Layer : World of Rubber

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Il paraîtrait que ce groupe est culte, side-project d'un groupe de new-wave encore plus culte dont personnellement je n'ai appris l'existence qu'il y a quelques paires de mois ce qui si vous voulez mon avis s'explique parfaitement si l'on considère le nom du groupe et des disques - et jouerait de la cold.
Et puis quoi encore ? De toute évidence, voici un album de dub dans toute sa splendeur, dont le chanteur exsude le genre de soul à faire s'asseoir comme devant un film captivant pour écouter des chansons où il ne fait somme toute guère plus que répéter "In bits" ou "Underneath the gloss", celui qu'il aurait fallu aux Stooges pour décrocher le droit de faire la bande originale d'une adaptation d'Irvine Welsh - et le disque ira sans faire de difficultés se ranger sur l'étagère dub, rejoindre des choses nommées Seventeen Seconds, The Idiot, Almost Red, Unknown Pleasures, Closer, Flowers of Romance ...
Si j'exagère un br…

Wolves in the Throne Room : Celestial Lineage

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Je ne saurais dire lequel est le plus présomptueux et inconsidéré des emporte-pièce, entre "la suite logique et légitime de Transilvanian Hunger", "la version quart d'heure américain de Liturgy", et le rêve inaccessible de Menace Ruine".
Mais il est certain que du jmj-black qui élève des - on va employer leurs propres mots parce qu'on ne pourrait plus adéquatement dire - Woodland Cathedrals (pochette WYSIWYG ci-à droite) où l'on croit, c'est le mot, voir se réconcilier, en des sanglots arthuriens plus nunuches et marbre rose que la pochette du dernier Burzum ou un vieux riff de Drudkh, Terrence Malick et Vangelis dans une nouvelle naissance, la bonne, si seulement, du Nouveau Monde ... Ça ne se refuse pas de ce côté-ci du paradis.

Sol Invictus : In a Garden Green

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Il vient tout juste d'être réédité, ce qui est pratique par exemple pour ceux qui tels bibi l'auraient eu un jour (acheté dans les trois francs) et revendu (guère plus), et seraient donc encore plus chagrins que le pékin moyen à l'idée du prix en chair humaine qu'il en coûtait dernièrement pour se le procurer.
Il est donc l'heure toute désignée de reparler de cette si étrange et figeante chose, toute en motifs simplets à la limite du guilleret, joués et chantés en boucle monacale un temps aléatoirement plus ou moins long (généralement plus), et pourtant tous parmi ceux que Sol Invictus a fait de plus congélatoires - mais toujours dans une élégance pastorale et naturelle tombée du ciel, lumineuse et bienheureuse, qui transit l'auditeur de l'innocence aigüe de sa joie de fantôme venu d'Avalon, un peu comme mourir poignardé par le froid de la rosée au fond du vert trempé du fameux jardin.
Il est grand temps de réaliser, aidé par cette nouvelle mise en poch…

Trap Them : Darker Handcraft

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Je m'étais promis de le réécouter à l'approche des célébrations de fin d'année. Les choses se dessinent. Une chair de poule par 35°C, plus précisément.
Au carrefour d'Entombed, Kickback, Grief, et de la pop la plus impitoyable. Magie pure.

Synapscape : Traits

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La techno illégale et le hip-hop commando : y a-t-il jamais eu autre chose - peut-être un peu d'electro de ferrailleur ? - à la musique de ces deux fortes têtes ? Oui mais cette fois ils sonnent encore plus frais, pétillant, aiguisé, nerveux, que sur le déjà frais et sautillant Now(j'ai sauté Again malgré sa vitascorbolique pochette, c'est un tort assez probable).
La techno est acide et abstraite à la façon d'une rencontre entre Zen Paradox et Dave Clarke dans le froid vif d'un terrain d'aviation barbouillé de boue au premier mai, le hip-hop est du tonneau new-jack-wave canadienne méthode Remission/Bites ou Gashed Senses/Crossfire, l'album fait crapahuter un cross grisâtre parfaitement euphorisant à vos cellules, qu'il réquisitionne comme ferait une bande de skaters radioactifs du champ qui verdoie devant le dernier Imminent.

The Washingtonians : Severed Heads

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Le rock'n'roll propulsé à la vitesse de la mort par napalm.
J'eus peut-être aimé leur servir bouquet plus garni, ne fût-ce qu'en juste retour de l'acharnement de bonne volonté qu'ils ont mis à m'envoyer ce vrai cd en guise de promo ; mais à vrai dire pourquoi ? Je n'ai pas les références, en matière de fastcorewhatever, et puis si vous enlevez rien qu'un petit peu de death, peut-être juste la production, Napalm Death est juste un peu l'incarnation du punk hardcore.
Un peu comme les Washingtonians. Pourquoi-comment ? Oh, pas grand chose : un chanteur subtilement versatile, parfait tant dans l'hirsutisme stomatologique que dans le volcanisme anal, des gangs vocals comme un besoin naturel, des tempos naturistes, des riffs qui sont ... tout ce que doit être un riff et c'est bien assez dit ; et une fraîcheur que pour changer je ne vais pas caractériser avec chauvinisme, mais qui est juste l'humble fraîcheur d'un Iron Fist, d'un A…