dimanche 25 septembre 2011

Nightbringer : Apocalypse Sun / Hierophany of the Open Grave

Il y a toutes les fois, bien entendu, où le death est cru, primitif et dégueu ; mais il y a aussi, parfois, les autres fois. Eh bien figurez vous que pour le black c'est pareil.
Je ne sais pourquoi ce groupe est parfois comparé à des choses quelconques et plates telles que les vieux Marduk et le premier Funeral Mist - la quasi-permanence du blastbeat pillard, probablement.
Alors qu'il n'y a rien à voir avec toute cette sorte de choses.
Ici il est uniquement question de déluges maelströmniques de notes fines comme des aiguilles, The Divine Antithesis avec l'épiscopale ferveur de Sworn to the Dark et la démence violette de Doedens Evangelium, il est question de vertigineuses descentes de toboggan au long de drapés écarlates, de vampirisme mésopotamien, d'alchimie, d'incessantes tornades de trilles qui s'envolent en scintillant vers le poison napolitain, si ça n'est pas le signe que le diable est dans l'immeuble je veux bien qu'on me dise ce qui l'est, il est question d'une conviction forêt noire à faire passer Limbonic Art pour Shellac, il est question de morceaux interminables comme de sévères cathédrales, de peplum gothico-maçonnique, de nécromancie cramoisie, de pourpre impériale et de marbre souillé, il est question de vice astral, il est question de l'infect caquètement du Malin, de ses liqueurs suaves qui se transforment en Sirocco impitoyable dans la gorge, de venin mélodique qui change la proie en potage pour l'araignée, il est question d'y croire, aussi fort qu'épinard, à s'en épuiser ...
Il est question de deux albums, aussi ; alors Apocalypse Sun correspond plus rigoureusement au séduisant argumentaire que vous venez de siroter, et Hierophany of the Open Grave le transpose dans des paysages majoritairement plus lents, et peut-être bien encore plus surréels. De là à dire qu'ils se complètent ...

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