lundi 12 septembre 2011

Second Layer : World of Rubber

Il paraîtrait que ce groupe est culte, side-project d'un groupe de new-wave encore plus culte dont personnellement je n'ai appris l'existence qu'il y a quelques paires de mois ce qui si vous voulez mon avis s'explique parfaitement si l'on considère le nom du groupe et des disques - et jouerait de la cold.
Et puis quoi encore ? De toute évidence, voici un album de dub dans toute sa splendeur, dont le chanteur exsude le genre de soul à faire s'asseoir comme devant un film captivant pour écouter des chansons où il ne fait somme toute guère plus que répéter "In bits" ou "Underneath the gloss", celui qu'il aurait fallu aux Stooges pour décrocher le droit de faire la bande originale d'une adaptation d'Irvine Welsh - et le disque ira sans faire de difficultés se ranger sur l'étagère dub, rejoindre des choses nommées Seventeen Seconds, The Idiot, Almost Red, Unknown Pleasures, Closer, Flowers of Romance ...
Si j'exagère un brin ? Oui, j'exagère un brin. Admettons-le, cet album évoque également plus qu'un peu des choses nommées Melting Close/Sabotage, Time/Plague et Eat This, qui sont rien qu'un peu des pierres de touche de la cold-wave, donc j'imagine qu'on peut aussi le qualifier de cold-wave.
Ce qui ne se discute en revanche même pas en rêve, c'est que comme pour tous les albums intimidants cités plus haut, chaque morceau de celui-ci lui et vous est absolument nécessaire pour la consommation de vos misérables années, chacun est une des ses dures arêtes maîtresses, une de vos cicatrices les plus indélébilement et chèrement blanchies, et dans le cas de celui-ci les dizaines d'années passées ensemble ne sont pour rien dans ma certitude. C'est une évidence qui s'impose à l'écoute de chaque titre. Ainsi faisait on les albums, alors.
Sérieusement, ce disque est méconnu, cruellement : il devrait être connu, méchamment.

2 commentaires:

Anonyme a dit…

en tout cas ça donne méchamment envie. La chro, la pochette, l'année aussi

gulofan

Innamorato a dit…

je crois que ça tient un peu au même fil rachitique que Magazine, pour moi... un charme décharné qui me touche pas, bizarrement... Alors que The Sound (effectivement, le nom y est pour beaucoup), y'a déjà un côté plus frais, un je-ne-sais-quoi... enfin le côté rance est justement recherché, dans ce genre de zique, tu me diras...