vendredi 9 septembre 2011

Sol Invictus : In a Garden Green

Il vient tout juste d'être réédité, ce qui est pratique par exemple pour ceux qui tels bibi l'auraient eu un jour (acheté dans les trois francs) et revendu (guère plus), et seraient donc encore plus chagrins que le pékin moyen à l'idée du prix en chair humaine qu'il en coûtait dernièrement pour se le procurer.
Il est donc l'heure toute désignée de reparler de cette si étrange et figeante chose, toute en motifs simplets à la limite du guilleret, joués et chantés en boucle monacale un temps aléatoirement plus ou moins long (généralement plus), et pourtant tous parmi ceux que Sol Invictus a fait de plus congélatoires - mais toujours dans une élégance pastorale et naturelle tombée du ciel, lumineuse et bienheureuse, qui transit l'auditeur de l'innocence aigüe de sa joie de fantôme venu d'Avalon, un peu comme mourir poignardé par le froid de la rosée au fond du vert trempé du fameux jardin.
Il est grand temps de réaliser, aidé par cette nouvelle mise en pochette, que ce disque sans rien à voir avec le tout-venant d'un genre qui n'a pas grand chose de folichon à offrir, moissonne quant à lui rien moins que sur les mêmes terres que le Stabat Mater de Vivaldi et celui de Pergolese - on parle des versions en pierre romane de James "cask strength" Bowman, bien entendu, pas de celles d'Andreas "pana cotta" Scholl. A tous les coups on en ressort tout lavé mais tout chose. Un disque auquel on n'échappe pas.

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