jeudi 29 septembre 2011

Stranger than Fiction : Gnaw

Ce n'est pas pour être désagréable avec deux cancres de mes lecteurs, mais le jour où tu apprends que les frangins Daniloski avaient un groupe en 92, tu te poses pas des questions intelligentes : tu rafles (je dis ça, j'ai même pas encore trouvé un moment pour enfin choper le crapuleux album de Trephine...).
Alors comme STF est vendu - par Brian sur son site, dépêchez vous il en aura pas toute la vie - comme la préhistoire de Meatjack, on va vous le faire appréhender avec des références de type historique certifié : imaginez vous, comme squelette, Black Flag - on aurait pu avoir moins trapu, avouez. Naturellement, vous savez que quand je dis Black Flag je pense In my Head ; toujours. Là-dessus, comme si c'était trop franc et direct, on va vous faire administrer une torsion des familles, école Victims Family et Primus. Naturellement, vous savez que lorsque je dis Primus, je pense Pork Soda ; toujours. Tout comme lorsque je dis Bungle c'est toujours le premier qui compte.
Mais le vice gluant de l'ambiance, flaccide telle une passoire Cop Shoot Cop en plastique tenue trop près du feu, va plutôt, si vous voulez mon avis, taquiner carrément l'ignominieux Blind Juggler, croulant et goguenard à flotter entre ses matelas de fumée d'opium frelaté, la bouche en cul de poule à dessiner des ronds tout mal faits dans de fantasques visions où grelottent les fantômes d'Andi Sexgang, Gavin Friday, Peter Murphy, et leurs orchestres falots, tout en bégayant un vieux couplet incomplet de Jesus Lizard ... Est-il besoin de poursuivre, de jouer les structurés, de faire une conclusion ? Tout le monde a bien compris, on est en présence d'un prodigieux trésor enfoui en bonne et dûe forme.

1 commentaire:

Ikea a dit…

Le cancre a fait amende honorable. J'attends le colis.