samedi 15 octobre 2011

Acephalix, Destroy Buster, 13/10/11, le Mojomatic, Montpellier

Les Poulpes en Rut : ne sont donc pas de Frisco et ne s'appellent donc que Destroy Buster, hélas, mais cela ne les empêche pas de balancer la sauce punk hardcore à l'ancienne tout juste comme il faut, avec leur Duff McKagan lumineux de guitariste, leur bassiste nu dans sa salopette turquoise et leur chanteur décalqué : énergique, caustique, incisif. Le public étant composé essentiellement de leur crou, pour ce concert improvisé très mal annoncé côté salle, l'ambiance est familiale et blagueuse, et on passe un excellent gentil moment de rock'n'roll.

Acephalix : tout de suite, évidemment, c'est beaucoup moins gentil. Alors si je ne suis pas trop convaincu par leur disque, noyé qu'il est dans la diarrhée que nous vaut la récente marotte de Greg Anderson pour le blackened crust death negative hxc mon boule, en live tout de suite ça prend une autre dimension : rigoureusement chaotique et incompréhensible, gruauïde, outre-occulte, menaçant, crétin, rouspéteur, tout ce que doit vouloir dire death metal. J'en hésite presque, vers la fin du tunnel dans lequel ils enchaînent sans la moindre accalmie leurs morceaux à partir du troisième, à leur acheter Interminable Night.
Mais c'est avant que le ténébreux medley ne s'achève et que, tandis que ses musiciens déposent direct les instruments sans autre forme de procès ni de communication, le chanteur, lui, ne fende à grands pas la foule, d'un air mécontent et dégoûté, pour aller ... s'asseoir à sa table de merch.
Dégoûté de ? me demandez-vous. Je ne sais, je l'avoue. De minimes problèmes d'entente avec l'ingé-son ? Le micro parfois défaillant (beaucoup moins qu'avec Destroy Buster) ? L'ambiance qui n'a pas viré à la total kickback comme il a parfois semblé l'espérer (sans non plus trop vigoureusement le provoquer, ni par son satanisme de scène étrange, à la limite du Monty Python, ni par ses quelques bourrades au public majoritairement punk et bienveillant venu l'apprécier, à défaut des abonnés métalleux non informés) ? La découverte cuisante qu'on peut avoir sorti un skeud sur Southern Lord, mec, Southern Lord (pvre fvcking new level of radness) ! et ne pas être traité comme les stars qu'on est partout où l'on va ?
Hey yo, welcome to Southern France ... bitch !

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