vendredi 7 octobre 2011

Atlas Losing Grip : State of Unrest

Mon mensuel de météo préféré a récemment tenté de me fourguer Wolves like Us, aujourd'hui c'est mon tour. De glisser mon groupe de gros emocore pas bien fin. Car si Atlas Losing Grip évoque le feu d'At the Drive-in, c'est totalement déshabillé de sa transsexualité apollinienne. Et vous savez quoi ? Je veux pas faire mon Orelsan, mais tant mieux. Un seul At the Drive-in suffit ; d'ailleurs, je n'en ai qu'un, et il me suffit en général pour quelques années.
State of Unrest le bien nommé s'écoute quant à lui tout seul, malgré une équivalente surcharge, ici du coté de l'épaisseur des surénergiques mélodies le cœur en étendard et en turbo-compressé, un peu délicate à encaisser au début - avant que ne se lance la voix, c'est à dire, car celle-ci transfigure humblement la musique légèrement ingrate du groupe, avec ce son épique hypercalorique à la limite du metalcore, elle lui donne cette vulnérabilité joviale aussi clichée qu'imparable. Je n'irai pas jusqu'à vous soutenir qu'ils ont la même veine tragique que Planes Mistaken for Stars, ni l'amertume superbe d'End of a Year, mais il y a ce qu'il faut de vague à l'âme et d'iode à la vague de cette émotive patate-ci. State of Unrest s'écoutera tout seul pour peu que vous n'ayez jamais vu l'antinomie entre votre amour pour Quicksand et celui pour Hartley Coeurs à Vif.

Et là, je lis la bio gentiment fournie par Abir et dès les premières phrases le mot tombe : "skate-punk".
Misère.
Me serais-je tout planté ? Pas tant que ça, je persiste à le croire. Mais peut-être aurais-je dû faire du skate, quand j'en avais l'âge. Ç'a l'air chouette, bien plus que dans Paranoid Park.

Aucun commentaire: