vendredi 21 octobre 2011

Rorcal, Solar Flare, 400 The Cat, 20/10/11, le Mojomatic, Montpellier

Une chose qu'on prénomme déontologique voudrait que je ne rapporte pas ce concert, non tant que j'en aie fait partie de la logistique, mais que de ce fait j'en ai été plus distrait que ne l'aurais souhaité. Cette chose ne m'ayant pourtant jamais empêché de descendre en flammes des groupes dont j'ai regardé la performance deux minutes, je passerai outre. Parce que ces groupes-ci le méritent. Non pas de se faire descendre ; au contraire.

400 The Cat : je ne connais pas Superstatic Revolution, mais j'ai bien senti ici l'hérédité Morgue ; d'une parce que déjà Morgue sonnait davantage comme du chaosnoisecore extrême que le deathgrind qu'il était supposé être, de deux et c'est la même chose, parce qu'on retrouve ici la sensation de se faire cribler d'éclats minéraux dans ces riffs dont le swing ultra tight et pourtant décontracté dégage la grande classe des grands petits groupes, portée entre autres par un chanteur qui habite les embardées de son groupe avec la même électrocution, un peu, que Mike de Pord, et s'en fait dévaster sans théâtre et de bon cœur. A revoir quand ils veulent.

Solar Flare : catastrophé au début par un début d'angoisse de ne pas du tout rentrer dans ses riffs drone pas trop menaçants, dans ce contexte dépouillé de toute solennité, j'ai été bien attrapé, et me suis retrouvé densément fasciné par cette musique de grotte, ces gouttes tour à tour mélodiques et infrabassues, c'est quand il reveut lui aussi.

Rorcal : plus fan de MMM que de leur dernier pavé mono-piste peplum, j'ai là aussi été fait choper par suprise, celle de découvrir que ces petits jeunes adorables ont dans la besace un excellent ultradoom au tranchant de scie black, bien plus réussi que tous les machins blackened doom auxquels je peux penser, et finalement une interprétation assez horrorgothique (version fuligineuse et fulminante) du doom moderne, ce qui a tout pour me plaire ; un peu comme si Overmars et Céleste étaient le même groupe - et bons. Quand ils veulent, ter. Et réécoute du susdit pavé à prévoir. Quand vous voulez aussi, l'album de beumeu un peu uptempo (mais pas tout le temps).



Avis aux amateurs : All that Glitters Montpellier et son abruti de caissier ne pratiquent pas l'entrée gratuite à partir de la dernière demi-heure de concert ; qui veut voir vingt minutes de concert ne veut pas voir de concert.

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