mardi 29 novembre 2011

Amenra : Afterlife

Le disque qui vient vous donner raison, non vous n'êtes pas à côté de vos pompes quand vous soutenez obstinément qu'Amenra ont quelque chose que n'a pas le tout-venant des groupes en post.
Harmoniquement, Afterlife c'est du Neurosis, dans un jour légèrement gland, joué unplugged.
Dit ainsi, c'est inadmissible ; joué par Amenra, c'est plus crépusculaire et fataliste encore que l'album de Roses Never Fade et plus malade que MJK dans "Sober". Le chanteur assure encore mieux si c'est possible en voix claire qu'à l'ordinaire, aussi languide qu'une Jennifer Charles en chimio, et autour de lui les notes ralentissent, s'étirent tels des os de verre prêts à se briser, précautionneuses, abouliques, livides, engoncées comme un peignoir dans l'odeur des médicaments. Le disque répand, rassurante et non négociable, à en retourner l'estomac même à son terrifique équivalent dans la discographie de Drudkh, l'odeur de la mort. Et lorsqu'il se met à chuinter à la façon de quelque insecte affairé à aspirer son déjeuner, tu comprends pour de bon qu'il est trop tard.

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