dimanche 6 novembre 2011

Black Label Society : Order of the Black

Vertus cardinales de l'ordre : la vulgarité triomphale et luisante de testostérone de Down, voire jusqu'à titiller la noblesse sudiste d'In the Arms of God, avec la lubricité d'Alice in Chains converti à la coke en bennes, la pompe narquoise de Guns'n'Roses, le pathos écœurant d'Ozzy, la métalhurlance de Badmotorfinger, et les grimaces de citrouille d'un Black Sabbath défiguré au botox jusqu'à en prendre des airs de démence heavy suggérant les derniers Anaal et Soilent Green remaniés en albums de slows. Le hard rock porte haut et vigoureux son nom.
Alors, pour sûr, ne serait-ce qu'écouter cette musique, c'est mal, quand elle fait vaguement penser à Earthride c'est interprété par Vincent Gasoil tout lustré, elle est rien moins que de la country épargnée de la poussière par la hauteur, celle de la cabine du semi-remorque, et le plaisir éventuel causé à l'écoute ne sera gratifiant ni pour l'esthétisme ni pour l'organisme, on en ressort le cerveau aussi affuté que d'une heure à pousser de la fonte...
C'est le mal mais c'est bon ; bon comme un sirloin steak caramélisé au bourbon ; bon comme écouter "One in a Million" après douze ans d'abstinence ; bon comme s'octroyer un moment de qualité supérieure, affalé les jambes convenablement écartées, en ayant pris soin de se bien remettre les couilles en place ; bon comme une clope. Parce qu'on en est pas moins homme.

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