dimanche 6 novembre 2011

Flying Pooh : Never Slow Down


Le coup de pute. L'album dont t'attends trop tu sais pas quoi, dont t'as noté puis biffé la date de sortie sur un coin de papelard au cas où, parce que t'avais acheté et goûté le précédent, mais que tu tardes à aller écouter parce que le devoir de fidélité, c'est beau, mais concernant la musique ça fait pas tout, voire ça tue l'amour.
Et là : paf. La calbotte des familles. Non pas tant que ledit ressemble boudument à ce qu'aurait pu être Sea, Sex & Burn s'il n'avait pas été une brouette de demi-molles agglutinées autour de trois morceaux magnifiques ; mais plutôt qu'il est la vitale parade des amours de Tomahawk et Sex Gang Children, Use Your Illusions (le bon, le I) réarrangé par Suede, avec la fureur jubilante de Punish Yourself, et tout y passe, les turboréactions theremin, les godilles hammond, les riffs robot-rock, les aboiements rockin'core, c'est du baroque batsurf si l'on veut, ou du psychobilly pour scénario de Tarantino, mais c'est davantage, c'est du rock, le disque a l'air présenté ainsi d'une belle raclette, mais il vaut mieux car c'est du rock, de celui qui vous met un sévère coup de jouvence sans résistance possible aucune, et sans pour autant, dieu bénisse, user d'aucune grosse ficelle débilisante et canivelante - plutôt d'une munificence colorée digne de la pop la plus fruitée et capiteuse.
Flying Pooh continue à fesser.

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