dimanche 27 novembre 2011

Peter Kernel : White Death & Black Heart

Pop, sûrement, indie rock, de toute évidence ; n'empêche qu'on ne me retiendra pas d'user de mes références à moi, car tout aussi assurément la rigueur aiguisée des émotions ici, sous le riffing pop comme du Sonic Youth, est la même que chez Fugazi et les vieux Siouxsie d'avant le maquillage Cléopatra, et le lyrisme féérique celui de Circle Takes the Square ; et il y a en eux également, je n'en démordrai pas, quelque chose que je devrais conchier, quelque chose de l'acidité vrillante des Pixies, mais des Pixies malingres et malades, emportés au fil d'une enjôleuse anxiété, anguleuse à la façon d'un Made in Mexico exilé dans la peau de Billy Bibbit. L'album est instable, capricant, exalté, saturniste ascendant naturiste, capable de gamineries criailleuses dignes de Brassy comme de plongées de spleen vertigineuses comme du Kris Force ou du Denali, et il a une perçante faim d'amour. Si vous en avez en vous ...

Aucun commentaire: