vendredi 9 décembre 2011

Kickback : Et le Diable Rit avec Nous

Je suis déjà pas un acharné question organisation de ma pensée, alors quand en plus il s'agit de s'appesantir sur une déception ... Vous m'excuserez le vrac, de toutes façons ça ne changera pas grand chose aux menaces d'horribles sévices qui seront mon lot comme chaque fois que je me suis permis une remarque hétérodoxe à leur endroit.
Le changement relatif de direction, ou plutôt d'angle, n'est pas le problème, les trajectoires à la Dodheimsgard avec pas un album qui dise pas merde à l'autre, c'est très à mon goût, et d'ailleurs un No Surrender II Semper Patator, dévaluant nécessairement l'original, aurait été assez défavorablement accueilli de ma part ; l'hypothétique prise de pouvoir par le grand méchant Daminou n'est pas le problème, je peux pas saquer le type mais j'ai beaucoup aimé son dernier disque, d'ailleurs pour déflorer un peu le suspense, il figurera tout comme No Surrender en son temps dans le bilan annuel ; le problème n'est pas davantage que Kickback cette fois tire vers le Converge de la plus malade période, celle de Poacher Diaries, les extraits livrés en éclaireurs le laissaient facilement deviner et la perspective avait de quoi ouvrir l'appétit ...
Le problème est que, selon sa mauvaise pente, Kickback se laisse aller, comme la plupart des gens doués de grandes facilités et mal entourés par des troupeaux de sycophantes et d'allergiques, tous à renvoyer dos-à-dos question veule stupidité - à la facilité justement, à l'excès de certitude. Non, les riffs dissonants trop la déglingue à tout va ne suffisent pas à faire un album pur vice, non plus, encore moins, que deux-trois minutes de bruitage Dachau à la fin d'un morceau de rap, ne suffisent à les apparenter à Haus Arafna - ce qu'ils faut pas lire comme conneries, tout de même ! tout au plus Ex.Order, ou Maschinenzimmer 412, ce qui est honorable et tout à fait approprié pour la musique de soudard dont il est question ... Je suis persuadé que Stephen, et Pascal, et Damien, ont des écoutes et des lectures très instruites et recommandables, et l'affleurement enfin à la surface de Kickback, de ces veines hors-core et hors metal, était une chose qui commençait rien qu'un peu à se faire attendre ... Mais ça ne fonctionne pas, à mon grand dam croyez-le bien. A force de les sucer, ils commencent à fondre, en somme - pas encore tout à fait, hein, le susdit morceau de rap (une reprise) est parfaitement envisageable, et toute la partie vocale de l'album ... eh ! aiguise encore la frustration, du coup, que le reste ne perche pas à la même altitude : simplement un sympathique album de rock vandale, débordant de caractère sans doute, débordant tout court, aussi, peut-être, et qui ne parvient pas à se hisser par ses abus au-delà du trivial et du terrestre, à la façon, encore une fois, d'A.N.T.I.

Ben mes cadets ! Une chronique de Kickback tiède et vétilleuse ... Ce coup je suis bon pour l'exécution sommaire.

1 commentaire:

Veni Vidi Peni a dit…

Et la Vache Rit avec Nous