jeudi 5 janvier 2012

Congress : Stake through the Heart

Plutôt que dans le jardin de cailloux des gentils légionnaires plantigrades d'Integrity, voici, à mon avis, où s'enracine l'insanité de Pulling Teeth. Lavez les (à la javel) de leur chape de gomina et de leur sape de merlans, et vous devinerez bien vite, non loin, l'inquiétante étrangeté de Congress, les quelque part errants entre Kickback et Voivod, dans un futur rigoureux et désertique, hivernal et charognard, fait d'autant de Kill'em All que d' ...And Justice for All, avec sa sévère raideur beatdown se dandinant entre indusmetal nineties et electronic body music larvée, on n'est pas belge pour rien.
La ferraille démoulée ultracompact par Congress, en un douloureux étron d'acier, est groovy, aimable et apaisante comme une volée de frelons, émaillée de plans d'ambiance dark-wave aussi ringards que polaires, puants comme du vieux Leaether Strip, et de diverses tentatives de voix claires et/ou narratives curieusement mâchouillées comme par une bouche xénomorphe essayant d'imitant notre langage, dans une intention à définir, ou par quelque capo hashishin un peu non-mort. Les seules parentés probantes sont à trouver du côté d'un Starkweather laconique et d'un Disembodied en mode guerre dans les rues à volonté - la holy terror ? Oublie bébé Jésus, il n'habite plus ici.

4 commentaires:

DR.Jkl a dit…

Balourd au possible, aussi percutant que du Ramesses sous Valium, un charme fou.

gulo gulo a dit…

balourd ? je le trouve contondant voire ultra-incisif °_O

Raph a dit…

ça pique mais c'est pas désagréable

DR.Jkl a dit…

Ah tiens c'est rigolo, pour moi c'est vraiment du hardcore boiteux qui tape fort, mais complètement au hasard.