mardi 10 janvier 2012

Dragged Into Sunlight : Hatred for Mankind

Sauf leur respect, si Bolt Thrower c'est la guerre, alors Dragged Into Sunlight c'est la guerre sale. Si vous voulez, la guerre racontée aux porcs. Car si vous voulez imaginer Hatred for Mankind, au delà de ce qui est probablement, dans les faits, un mélange cochonné de black et de death qui ne réussit qu'à sonner comme le plus vil goresludge repeint avec une philanthropie d'ouvrier charpentier, pensez plutôt à tout ce que vous trouvez de plus porc ébouillanté (je cite Ikea, de mémoire), prenez Circle of Dead Children, Napalm Death, Acid Bath - virez Dax et ne gardez que Sammy Pierre - prenez The Codex Necro, et, sous une abrutissante avalanche d'épais coups de pédale sulfateurs, sous un non moins abrutissant bain de cymbales aveuglantes pire que le premier Mitochondrion, sous des seaux et des seaux de riffs en boue de limaille de fer scorbutique, desserrez le garrot et lâchez la bride à tout le machin : vous ne savez plus, dans un massif brouillement de la vision et de la conscience digne de la pire intoxication alimentaire aux abats de porc gâtés, si vous êtes l'humain livré à ses propres moyens additionnés d'un couteau à pain dans le chaos de la porcherie, ou bien plutôt l'obèse conscience collective de la horde desdits porcs enragés par la fringale du quatrième service quotidien. Cela fait beaucoup de porcs ? C'est qu'il faut bien comprendre que cette cochonnerie de disque n'est qu'affaire de porcs et de coups de porcs. Pig metal.

2 commentaires:

fireonthebayou a dit…

Réécouté pas plus tard que ce matin au casque, un véritable enchainement de coups de hachoir super mal aiguisé mais abattus avec une foudroyante puissance. Je crois que c'est le truc en métal qui me plait le plus depuis Impetuous Ritual.

gulo gulo a dit…

c'est un peu le même type de sauvagerie non-humaine, en effet