mercredi 25 janvier 2012

Echancrure : Paysage. Octobre.

Coup de pute ; pochette, titre, patronyme, avouez : impossible de ne pas croire à une quelconque saleté bedroom indie postintimistronica. Tout aurait-il été plus clair si ce disque s'était, ainsi qu'il aurait mérité, nommé Blackjazz ? Il faudrait, alors, que jazz voulût dire Bohren & der Club, et black Blut aus, ou Axis of Perdition ; mais ce n'est pas ça ; ne fût-ce que parce que ladite petite saloperie sournoise commence, bien avant l'entrée dans la perfusion de grincements guitaristiques mangeurs d'âmes, alentour de la moitié de l'album, à poser sur le sujet son atmosphère singulière et singulièrement désertée, limpide et raréfiée - black jade ? JadeMoRT ? Il faut plutôt, pour se faire une idée de cette suave toxicité, chercher du côté de tous ceux-là qui restent un peu hors des cadres, tant du trip-hop que du hard rock, les Scott Sturgis, les Eraldo Bernocchi, les Bosque, les Phallus Dei, les Heart in Mouth ; et laisser sans résistance monter à la perception, telles des bulles fantomatiques dans une eau-de-vie de souffrance translucide, monter le lascif haïku calligraphié par le large pinceau trempé dans l'acide à même la chair de la nacelle qui vous véhicule à travers les rêves ; puis s'évanouir, sur un dernier cuisant délié, comme un lourd dernier regard en arrière ... Vous vous réveillez. Un peu envasé.

5 commentaires:

Ikea a dit…

Leur split avec Atrabilis m'avait pas parlé du tout. A retenter, donc.

gulo gulo a dit…

ceci est bien mieux

Raph a dit…

la margarine X

gulo gulo a dit…

encore plus cryptique que moi, raph, chapeau

Anonyme a dit…
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