dimanche 15 janvier 2012

Imaginary Forces : Uppstigande

C'en est (presque) fini de la jungle ; faut dire, aussi, avec ce qu'elle se prenait ... Ce qui en revanche a tout le contraire de péri, c'est l'identité Imaginary Forces. Une chose qu'on ne peut guère qu'à la rigueur rapprocher de mutations nommées Silk Saw et Synapscape, par cette façon d'être tout à la fois furieusement dub et radicalement techno (radicalement veut dire : pensez Starfish Pool, pensez Zymosiz) et farouchement rien d'autre qu'eux-mêmes. C'est confirmé, dans la famille Birmingham b-boy (Scorn et Techno Animal) de votre discothèque, Imaginary Forces se range non pas dans les -like, mais dans les chefs de famille, les porteurs de semence.
Presque, disions-nous cependant. Car c'est une vitreuse jungle chimique où l'on pérégrine à présent ; une jungle de toxines et de neuro-inhibiteurs, un écosystème macro-bacillaire devenu plus vaste que le monde anciennement vrai, désormais phagocyté par les infiltrations de gaz mutagènes par lacs entiers, qui remodèlent relief et horizon sous le regard qui n'en peut mais de nos vannes synaptiques. Les pulsations d'Uppstigande glissent, subliminisent, décapent, liquéfient et redécoupent la matière, bref lui font subir tout ce qu'on aurait à l'époque aimé trouver chez Typhoid, et qu'on rencontre enfin ici téléscopé par l'expansion vertigineuse d'un psychédélisme mathématique à l'interlope parfum de danger (oui, Sigillum S et Zs ne sont pas si loin qu'on pourrait croire).
Un monde nouveau ; en voilà une année qui commence bien.

1 commentaire:

fireonthebayou a dit…

Ça fait envie tiens, le titre en dl avec le batteur est MORTEL.