jeudi 9 février 2012

Backtrack : Darker Half

Réveiller le punk en soi n'est pas synonyme de gaudriole svinkele, ni NYHC de boules dont la seule folie est la taille du bermuda où elles ballotent - à l'attention de ceux pour qui c'est allé trop vite pour voir le rapport, je rappelle pour la énième fois que hardcore est le diminutif de punk hardcore et qu'il ne s'agirait pas de l'oublier - mais je continuerai de le répéter parce que j'aime le faire, et puis que la trajectoire inverse que suit actuellement Ceremony le prouve de façon aussi amusante que vivifiante.
Bref, quant aux trivialités, Backtrack, c'est : un don singulier pour le riff invraisemblablement groovy, insolemment à cheval qu'il est entre cisaillement made in Snapcase et chaloupé hip-hop fignolé au coin du block, qui fera impérieusement zézayer toutes les rotules qui se respectent ; c'est aussi une voix surpeuplée de tout le feu qu'il faut à l'exercice, et même d'un peu de ce vieux harpie-isme anarcho qu'on devrait pouvoir toujours espérer, quelque part entre First Blood et Slapshot ; une batterie qui contient parfaitement un talent gros comme ça dans les bornes du parfaitement ce qu'il faut et pas un mot de trop sauf quand il en faut ; et une basse aussi sexy qu'on peut l'être, et c'est assez dit.
Le hardcore, c'est la vie.

3 commentaires:

Veni Vidi Peni a dit…

J’admire le courage qu’il t’a fallu pour passer outre à l’esthétique de la pochette

gulo gulo a dit…

que sera ton admiration quand j'aurai dit que la pochette fait partie de ce qui m'a accroché pour commencer ? et que le contenu est auss frais que ses couleurs, dans mon imaginaire ?

Veni Vidi Peni a dit…

On dira donc que cette pochette ne laisse pas indifférent ! Quant au contenu les quelques écoutes au compteur m’ont fait bonne impression. Efficace et frais, ouais.