lundi 13 février 2012

Henry Rollins - The Long March, 12/02/12

- Il parle pendant deux heures et demie, sans pause, sans même boire un verre d’eau !
- Ha ouais, et de quoi ?
- Bah, pffff, de tout et de rien...
C’est tout ce que me dit la moitié de la sœur de ma moitié à propos du précédent passage d’Henry dans la ville. Dimanche soir arrive enfin, ça caille grave, il faut se faire violence. Personne ne va sortir par ce temps là, c’est sûr. Hasard du calendrier (?), Black Fag joue à moins de trois kilomètres. Black Fag, sans "l", groupe queercore qui, pour ce que j’en sais, interprète des morceaux de Black Flag en prenant des voix de faussets. Je sens que vais me retrouver seul en tête à tête avec Henry.

J’avais vu juste, la salle est comble. Le voilà bientôt avec ses cheveux gris et sa carrure d’instructeur militaire à la retraite. Il n’est pas venu pour arpenter la scène en slip, il est juste venu pour causer. Et de quoi ? Bah, pffff, mon beauf avait raison : du courrier qu’il reçoit, de politique intérieure US (rappelant les brûlots de l’ami Jello), de ses aventures dans les supermarchés, de ses expériences dans diverses ONGs, de ses documentaires pour le National Geographic,... Le bougre voyage beaucoup, tout le temps. Hyperactif, increvable, drôle et plein de verve; à 51 ans le soleil tatoué dans son dos brûle encore et pour longtemps. Entre une blague nord-coréenne et une anecdote sanglante de l’épopée Black Flag un détail me frappe : il tient son micro de la main gauche, le coude en l’air, bien décollé du corps…Hardcore Style, quoi…on est juste venu pour causer…mais on s’refait pas…
Le monologue du dromadaire prend fin après deux heures et demie.


"Chuck Norris bakes muffins for Henry Rollins".

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