vendredi 24 février 2012

Megadeth : Cryptic Writings

Il paraît qu'il ne faut jamais se renier. Aussi ne me renié-je pas : j'ai aimé Metallica, à commencer par le Black Album, c'était vers 1993 et ç'a bien duré un an et demi. Aujourd'hui il me faut l'affirmer - ne pas le faire serait renier ma sensibilité qui a pris quelques années - c'est une sombre daube fadasse. C'est pourquoi il me peine que quelqu'un que j'estime haut et qui au passage partage ma présente prédilection, compare l'orientation de Megadeth dans Cryptic Writings au Black Album ; même avec des balises et des pincettes ; compare un album fourgonnette utilitaire surdimensionnée au boursouflé dégueulis de couleurs et de saveurs surréelles dont Mustaine le doré nous a gratifiés ici. Tout comme il me choque de façon plus générale que l'on compare aussi systématiquement qu'on le fait un groupe de troisième division, un groupe football, avec ce groupe qui a tellement, tellement plus à voir avec toutes choses baroques, outrageuses, outrageantes et psychédéliques - Queen, John Lydon, Vio-lence, les Beatles, vous voyez d'ici le pays de cocagne. Il y a plus d'idées mélodiques et de cœur dans un seul hough! de Dave Mustaine que dans sept minutes d'instrumental progressif de Metallica.
Pourquoi ce billet très d'humeur, au fait, puisqu'on dit aussi qu'il ne faut pas tirer sur l'ambulance, simplement pour clamer haut le choix d'un camp dans une guerillette éculée ? Parce qu'il me peine, surtout, que Mustaine, à ce que du moins l'on est est coutume de dire aussi souvent que l'occasion s'en présente, ait encore des crevures de cœur à l'idée d'avoir été spolié de sa part rêvée du pudding au grattons - alors qu'il a tellement, tellement mieux, à lui et rien qu'à lui par-dessus le marché ...
Mais enfin, si c'est ce qu'il en coûte d'ulcère pour faire richement couler son robinet à humeurs aigres couleur de l'arc-en-ciel, et nous emplir de joie, nous de la Holy Church of Musty Love ...

3 commentaires:

Raven a dit…

Tiens j'avais pas vu ça ! j'aurais comme tu t'en doutes des tonnes à dire, mais je vais résumer en reprenant ce que j'ai dit dans la mienne : "la version sexuée, gourmande et hétéro du Black Album". On est donc je crois bien d'accord sur le fait que l'un des deux est asexué, dédaigneux et gay... et donc sur le fait que ma phrase est plus que bancale, puisque Metallica npeut pas etre assexué ET gay... mmmbon ; Metallikangoo a viré ballades & FM sur le black album, tout comme MegaDS a joué au lover ici, c'est raccord sur les INTENTIONS, pas la qualité évidemment. sinon pour le tic du duel, il est juste pour moi impossible d'éviter le gimmick ultra-cliché de Metallica vs Megadeth. C'est mon côté people, et pis ça fait vendre.

Raven a dit…

bon en fait je viens de relire et je suis d'accord ; je suis content aussi, de te voir à fond sur Mustaine. par contre je veux pas moi qu'il perde son poids de regrets, aussi injustifié et grotesque soit-il ! c'est ce qui l'a tenu en vie jusque là. Sans cette vieille rancune tenace, je ne crois pas que Megadeth serait vraiment Megadeth.

Raph a dit…

le pudding aux grattons =)