jeudi 8 mars 2012

Horn of the Rhino : Weight of the Coronation

Et si cet album de Horn of the Rhino était juste un peu le seul héritier sérieux du doom particulier à Reverend Bizarre - c'est à dire, bien entendu, le doom chibromatique à l'extrême ? Le seul à savoir cet art de la lenteur à l'érotisme torturant, à savoir provoquer l'émission de toute la diluvienne puissance qu'il y a pour gorger tout ce pesant fatalisme ? Ne cherchez pas ici un disque d'iommiphiles empruntés, Weight of the Coronation est l'album qui fait la preuve, inutile tant c'est défoncer au bélier de siège une porte qui n'est que pour les abrutis, mais cruciale tant il est bon de sentir à son visage le vent moite qui souffle en ces lieux, la preuve disais-je du muscle et donc de l'homo-érotisme motardo-culturiste du doom, la libido conquérante et empaleuse de mondes à la pulpe palpitante, qui bout d'impatience empâtée dans le sein de cette musique de prétendus blasés, toute prête à flamber sur une brusque poussée de chriscornellite d'un chanteur que j'ai par trop dévalué en en faisant parfois un simple imitateur surdoué : ce type, qui donnerait à Keith Caputo (allons bon, voilà que je recommence derechef) la motivation pour aller dominer le championnat WWE, est tout bonnement formidable, à ainsi faire sans faiblir durer les débats, interminablement roucoulant, rugissant ou pesant de tout son suggestif silence, sur les riffs les plus huileux que vous ayez jamais avec humidité rêvé.
Album pour hommes.

2 commentaires:

fireonthebayou a dit…

Merde t'as réussi à me faire passer la pochette.

gulo gulo a dit…

j'aime beaucoup leurs pochettes, sauf celle de Dead Throne Monarch, qui est un peu leur album moyen-bon à tous points de vue