vendredi 23 mars 2012

Meshuggah : Koloss

Comme disait Bootsy : "you gotta keep that funk alive".
Le groupe de funk préféré des hommes à barbiche et cheveu ras est donc de retour, et aussitôt c'est la joie dans la maison pour les petits et les grands. Est-ce parce qu'on ne les avait entendus de longtemps, ou bien parce qu'ils allient cette fois les ambiances donjon de Catch 33 et le ludique d'ObZen ? Ou bien auraient-ils comme j'incline à le penser dégainé leurs morceaux les plus malades, gourmands et vrillés ? Les solos sont-ils réellement moins rébarbatifs que d'habitude, voire aussi drolatiques qu'il se doit ? J'avoue ne pas être le mieux placé pour le dire, et me trouver présentement en train de rebondir et me dandiner sur mon fauteuil de maître tandis même que je tapuscris ces mots, être même prêt dans l'excessive faiblesse où me voilà à renier le nom de Trepalium, parce que le zouk extraterrestre est revenu, que se faire par lui traiter comme fines herbes est toujours le même inusable plaisir ; le gentil gorille détraqué est revenu, tu sais que tu vas prendre cher derrière le buisson, et pourtant t'as sorti ton plus large sourire de benêt, tu rebondis sur toi-même tout ce que tu sais, dans le noir on est bien, ça grouille d'insectes et c'est plein de protéines ; l'hallu à base de viande est revenue, elle est encore plus ventripêchue et surtout bien plus cuisamment nette que tes meilleurs souvenirs d'Infectious Grooves, une évidence compacte comme un mur de viscère irisée, que les plus poussifs sont aussi les plus groovy, lèche les verrues du crapaud-colosse et tu comprendras - et pose-moi donc ce cerveau sur le guéridon africain, dans l'entrée, il va t'enquiquiner plus qu'autre chose, là où on t'emmène faire des tonneaux.

1 commentaire:

Serge B a dit…

C'est vrai qu'il met la banane, ce disque sorti le jour du printemps
(quel soin du détail, quand même).