dimanche 8 avril 2012

Worm Ouroboros : Come the Thaw

L'indifférence dépressive de The Gault portée à l'apesanteur dans une moelleuse et hivernale nuée de basse, qui est tout autant cuir à la tiédeur taciturne, accueillante écholalie romantique désengagée de tout, saturnisme et zen enlacés, car Come the Thaw est tout à la fois l'espace vertigineux d'un désert et les courants d'air qui tourbillonnent dans le dialogue d'une valse, entre des pas qui se frôlent, des bras qui se tournent autour, dans l'imaginaire de la solitude la plus farouche et érémitique. On sublime ici l'art de funambuliser, probablement tout en somnambulisant, sur l'inexistant fil d'araignée qui distingue la folie chlorotique la plus hystérique du maintien aristocratique le plus immarcescible, survolant d'un doux sourire de grâce pure et dévitalisée leur jumelle violence et leur camisole de chair. Combien d'Edgar Allan Poe sont-ils sans doute sous écrou médicamenteux dans les maisons de fous ? A polir sans fin la lame parfaite de leur conscience ?

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