samedi 23 juin 2012

Holocaust Theory : Proclaimed Visions

Ah tu en veux, de l'electro d'exécuteur, de chambre froide ? Tu risque de plus en réclamer d'un moment, après l'injection de fréon dont il est question. Proclaimed Visions a ce calme d'outre-monde, cette sérénité pétrifiante et satisfaite qui va avec la certitude la plus tranquille et complète de l'issue fatale, de la défaite de tout dans le désespoir le plus sans bornes, et l'indifférence la plus acerbe à toute vie y compris la sienne propre - une conscience de glace qui semble n'être l'apanage que de premiers albums, traumatisants, dans le style : Putrefy Factor 7, Gridlock, Morgue, Compulsive Shopping Disorder, voire en poussant un peu la démo de Sopor Aeternus et le maxi d'Alan Woxx.
Holocaust Theory, après cette limpide, tranchante et terne séance d'éternité paresseuse à huis clos avec le sociopathe, dans le vent immobile de la fin, ne renversera pas cette fatalité et perdra même beaucoup d'aura, à s'éterniser un second album durant parmi les vivants. Les suites séparées du parcours de ses membres, heureusement, confirmeront vilement le tempérament exhibé ici.

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