vendredi 8 juin 2012

Witchrist : Beheaded Ouroboros

Le premier Witchrist est à l'image de sa pochette, qui n'est pas le fichier image que vous pouvez voir ci-à droite, le seul qu'on trouve sur internet, et dont je ne me propose pas de vous fournir un scan plus proche de la vérité, puisque la vérité ne rendrait rien. La réalité est le même motif, mais en noir très vaguement rougeâtre sur noir grisâtre. L'écrin idoinissime pour une musique ternissime, à peine lisible, occulte à tous les titres possibles, avec ses subvocalisations ignivomes, ses riffs fourmillières et leur odieuse absence de couleur, bien à la hauteur de ce qu'on peut attendre de membres de Diocletian dans ... disons une autre version, car Diocletian aussi, et pas qu'un peu, est une chose religieuse et belliciste, mais différemment ; la guerre ici est plus interne ? intestine ? intestinale ? Witchrist est un torrent souterrain de merde malveillante, une messe impie comme on en peut difficilement concevoir, un monochrome d'abominable sur ignoble, marbré de cloches au timbre moche et sans ampleur, battu de tambours sans contour, une hideur viciée totale et invasive, qui gagne par le bas à la façon d'un copieux et pâteux retour d'eaux usées. Beheaded Ouroboros balaie tels fétus les termes faibles de "monolithique", "étouffant", "écrasant", et s'impose, manifeste et épopée sacrée, dégueulant le pouvoir, d'un idiome nouveau et suprêmement dense où les points cardinaux, grave et aigu, se disent vomitif et visqueux. Venez vous faire gober.

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