mardi 7 août 2012

Alexander Tucker : Dorwytch

Le disque du virage (réussi) d'Alex - articulation de mélodies, refrains, morceaux calibrés : hé, mais c'est qu'on dirait des chansons, ça, Tucker !
Et malgré tout, avec cette voix aqueuse, et cette guitare surette, ces interventions de cordes à couper le cerveau, ces clochettes effrite-neurones, Dorwytch à nouveau un album qui ronge l'esprit, à la manière d'une goutte d'acide, folklorique, lysergique, chlorhydrique, ce qu'on préfère, qui tomberait comme dans le supplice chinois et te ferait une nouvelle fontanelle faite à tous les coups pour servir de troisième œil, vers un nouveau monde liquide et terrifiant, tout en jade et en yeux grands et glauques,  où se faire noyer dans le vert oppressant et omnivore de la prairie celtique sans fin, en proie à la stupeur angoissante, la joie terrassée devant les inertes forces de la terre, leur odieuse pureté térébrante, pénétrante, où l'individu se disloque et se dissout, dans un bien-être qui est pareil au bruit d'un doigt mouillé sur une vitre. Le Peuple Blanc niche à l'intérieur de toi ; là-bas, tout en bas.

1 commentaire:

Raven a dit…

wow ; c'est quoi ce truc de amish putain... ça m'a tout l'air sublime, pour le moment....