mercredi 5 septembre 2012

Hawks, Cafe Flesh, 04/09/12, le Black Sheep, Montpellier

Cafe Flesh from Jarnac, Hawks from chais pas d'où mais vu ce qu'ils jouent tu m'as compris, la moitié de Villeveyrac dans la salle (la bonne) : ce soir c'est soirée rural noise au Mouton Noir, ou quoi.

Cafe Flesh ne sont pas le croisement d'Unsane et Morphine : ce serait occulter tout ce que discrètement ils chipent à Devo, et cette capacité permanente à passer subrepticement et sans heurt de l'évidence punk power-pop à la dérouillée noise extrême en règle, avec cette guitare qui est la rouille et le foret, Big Black et Helmet, et cette section rythmique beatdown-funk sans merci ; jamais eu envie d'écouter les disques, pas sûr que ça change ce soir, mais sur une scène c'est du nanan.

Hawks ne sont pas le croisement de Jesus Lizard et 16 - mais par pitié, cessez de parler de Pissed Jeans à propos d'eux ; Pissed Jeans n'existent pas, et seraient - hypothétiquement - un simple rip-off de Jean-Louis ; Hawks, eux, font partie des groupes qui ne paient pas de mine direct, et pour une raison simple : ils jouent le blues ; comme 16 ils sont une bande de discrets avec un bagnard en vitrine, et boudu que ce bougre assure ; derrière, discrètement aussi, jamais loin de Killdozer comme le fera justement remarquer l'avisé Chonchon. Hardcore blues : eh ? ça ne vous rappelle rien ? Juste en plus anguleux pour être exact, c'est l'exacte définition du sludge, qu'il nous a été donné d'entendre ce soir, sans les poncifs sabbathinutiles, sans les larsomnifères, juste le blues, le cul, la bedaine, la sueur dans le pento ; et la foi, seigneur. Formidable.

Chouette rentrée.

1 commentaire:

Raven a dit…

le I dumped machin de café flesh est très mignon