lundi 10 septembre 2012

Ministry : With Sympathy

Or donc, l'album new-romantic dont Alain Jourgensen a honte.
Quel sombre con ! Ferait mieux de s'apercevoir qu'il bigle très sévèrement, et de reconnaître que son propre corps aujourd'hui tente de se faire seppuku de son propre chef. With Sympathy a en lui plus de vice et de poison que des pans entiers de la discographie de Ministry (sans même tirer sur le récent convoi d'ambulances, prenez le micropénien et fade Land of Rape and Honey, ou Twitch dont seules les outrances d' "Over the Shoulder" parviennent à atteindre l'insanité déballée non stop ici...), puisqu'il a celui, de vice, de Soft Cell et Duran Duran, qui viennent infecter et ronger d'obsession ces morceaux façon old INXS - qui osera écouter "Revenge" et me dire qu'il n'est pas autrement plus concupiscent et dangereux que tout le thrash double cheddar et œuf en cube que ce connard de Cubain nous chie au kilo depuis une plombe ? Il ne m'est, quant à moi, que de cuisamment me rappeler  la massacrante humeur de putois où j'ai passé cette journée, à l'avoir dans la tête obtusément, pour avoir eu la bêtise d'écouter deux fois le disque. Sans compter que, pour peu qu'on ait le palais un tant soit peu éduqué à l'anachronie, on y trouve sans forcer du Der Prager Handgriff, du Snap, du Inner City, un funk à mi-chemin entre Brighter than a Thousand Suns et Doggystyle, des synthés qui k-holaient déjà  aussi bien que le feraient bien plus tard ceux de Sabbath Dubs - oh l'odieuse "I wanted to tell her" ... Il y a autant de Don Johnson que de Robert Smith, autant de Dave Gahan que de Carlito's Way dans le cœur de cet album digne d'un Mario Van Peebles qui guignerait sur une bande originale new-wave pour ses dernières aventures, et trouverait pour tout butin un disque aussi frénétique et malade que la libido d'un album de Prince - le bandana en plus, au-dessus du khôl.
Ouais, Alain, c'était quelqu'un, à un moment. Ce disque qui est un de ses tous meilleurs a enfin été réédité et nul n'est plus besoin de le stalker et négocier au fil de la toile. Rendez-vous service.

1 commentaire:

Raven a dit…

yeah, tape m'en 5 !!! Moi aussi, j'ai eu envie d'insulter Alan quand j'ai découvert à quel point il savait faire de la new wave ; réédité tu dis ? Bamboleïo, bamboleïa !