lundi 17 septembre 2012

Silverhammer : Epoca de Sufrimiento

Silverhammer, pour rester trivial, joue du nyhc bien à l'ancienne et bien lesté en fonte, pas en chrome. Mais Silverhammer joue sa musique de maçon avec une sincérité, une virulence proprement étourdissante, d'autant plus mise en valeur qu'elle est par l'étrange nudité et simplicité de leurs morceaux : droits à l'essentiel et à l'os, rapidement et abruptement finis, séparés par de longs et méthodiques silences, compacts, strictement tissés de riffs ternes d'une efficience rompt-os maximale, de gigues de basses préhistoriques, d'une batterie toute en poésie du gnon, de moche-parts aussi vilaines que perforantes, de gang-vocals miliciens aussi flexibles, spirituels et joueurs que du First Blood, en fin de compte les peu gracieuses miniatures de Silverhammer ressemblent à une série de petits katas, économes de leur gestes, plats et triangulaires du muscle, et redoutablement guidés par la solution rapide et contondante d'une enfilade d'affaires courantes sur le sentier quotidien de la guerre, avec le cœur et le souffle derrière, un petit chapelet d'austères petits haikus de la violence nécessaire ; toute la singularité qui fait que, non content de sonner comme un monde où Biohazard serait le groupe pré-Damad,  malgré l'apparence de vétusté ringarde et rigide de sa musique Silverhammer tient à l'aise la dragée haute à nos modernes voltigeurs, qui pullulent et pirouettent chez A389 ou Southern Lord.
La vie c'est du pain.

2 commentaires:

Little-Axe a dit…

tu piques ma curiosité !

gulo gulo a dit…

c'est étudié pour