dimanche 28 octobre 2012

Aevangelist : De Masticatione Morturorum in Tumulis

Té, c'est que ça commence à être peuplé, dans le coin du chaoccultmudstorm death metal (comme on dit vers Carcassonne) né au(x) pays des extrêmes ! Alors, ces petits nouveaux apparemment assez marqués par Mitochondrion en particulier, et dont le disque lui-même est imprimé d'un diagramme qu'on croirait celui qui orne Swarth, seulement à travers une vue brouillée par d'assommants stupéfiants mystiques - qu'est-ce qu'ils ont à rajouter au pot commun ? Ma foi, une forte teneur en kinky indus d'horreur, on pense irrépressiblement au mysticisme sinistre de Mynox Layh, aux protocoles de sévices de Sektor 304 et Sigillum S, à la sordide infra-souillure des Archon Satani, des P/D (B) et des Stratvm Terror ; et un goût certain pour les parties de sans-jambes en l'air avec les anacondas, ce qui n'est pas antinomique, il n'est que de voir quelles écœurantes délices de toxicité sont ces huileuses ondulations de gaz nécrosant ; Aevangelist est également bien enraciné, ainsi qu'un chancre, dans une certaine conception du doom, au croisement interlope de la toxicosmicomanie maniaco-dépressive d'Esoteric, et de la grandiloquence dégénérescente des macaronis d'Urna ; et encore, assez peu surprenamment tout compte fait, dans la militaire et totalitaire stridence du Godflesh ou du Red Harvest le plus est-allemand ; et dans la combinaison irrespirable d'In Slaughter Natives, dISEMBOWELMENT et Malformed Earthborn ; ce qui, à l'heure de l'addition pour le mental assiégé, donne un résultat proche de celui qu'obtiennent les abominables Bloodkitt - soit, ainsi que dirait Jean-Pierre Bacri, une sorte de saturation - une asphyxie pas assez totale pour bienheureusement sombrer, un assaut bouchant tout - il faut dire qu'il y a ces guitares, dont les translucides notes n'ont aucune couleur, que le goût du métal aigre, et puis cet ostinato quasi-subliminal de petit chœur de la terreur, sale et insinuant comme du yelworC et qui court narquoisement partout comme de la tuyauterie suante, insaisissable à s'en rompre le crâne contre les murs avec ardeur, pour goûter enfin cette pulpe qui sans fin se dérobe, fantomatique, ainsi qu'un fumet labile dans un ragoût, excitant toujours plus l'appétit mécanique des cogneries mécaniques à puissants pistons.
Finalement, Aevangelist n'a pas grand chose à voir avec une sorte de génériquisation de la nouvelle clapotante vague du cauchemardeath. Plutôt à un type inédit de cauchemar, qui brûle les yeux par en-dedans et qu'on croirait presque italien (m'enfin, ce finale de lover ?!), pour dire un peu...

2 commentaires:

Ø a dit…

ça donne faim, mais ça se trouve où ?

gulo gulo a dit…

http://www.i-voidhanger.com/mailorder.htm