vendredi 19 octobre 2012

Decline of the I : Inhibition

Riche année black, en fin de compte - oh, ça tient à pas grand chose : Nachtmystium, Blut aus Nord, et Merrimack, dont le ci-devant album est une manière de cousin ultra-dépravé ; aussi malaisé à définir de ses contours, pour ne pas dire odieusement informe ; Inhibition est une chose mollusque et constrictrice, terne, presque fade sauf que pas du tout, vaguement lisse et nauséeuse, qui n'a pas à voir avec beaucoup si ce n'est à la rigueur et dans le noir la torpeur maléfique d'Obscurus Advocam ; industriel bien différemment des clubbers Blacklodge, ADC et autres Division Mentale ; tout chez Decline of the I coule avec le tonus d'un reblochon au sperme, une chose obèse et nécrosée qui tangue sans heurts, et décade et décade avec une inerte détermination atroce à voir, d'ennui  et d’écœurement où se confondent en flasque vanité les tentations - qu'on aurait peine à ce stade à qualifier d'élans - aussi bien bastringue, à la Diapsiquir, qu'electro, à la Mortal Constraint, Morgue Mechanism, et autres infecteries ; triste et toxique. La charge peut sembler lourde sur les pesants et complaisants et s'étirants samples, explicites et revendicatifs, mais peser est bien le propos ici, l'album pèse des tonnes, du ciment aux pieds, du ciment qui paresseusement, indifféremment, solidifie dans les membres, sans jamais être voué à prendre définitivement, et amène toujours et toujours plus bas, dans le sillage d'un The Gault, tout en gorgeant dolemment les corps caverneux de son mauvais appétit de moribond.
Pas de conclusion pour parler d'un disque qui n'en offre pas le havre d'une, pas de façon de finir de parler d'un disque qui ne finit pas. Mais qui met de la meilleure humeur pour accueillir, à présent, la proche venue du Hell Militia.

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