dimanche 14 octobre 2012

Stolearm, Desireless, 12/10/12, le Sonic, Lyon

Desireless : Claudine, physiquement, elle le fait : boubou de gourou s-f post-psyché, binette de bouddha réincarné en Madame Faraut, ma prof de musique butch-gauloise sans filtre de sixième, ce doux sourire de cancéreuse sous prozac, et cette inimitable façon de bouger hommasse into the groove si eighties, on en rajoute mentalement les manches de blazer retroussées... Super, franchement, du charisme à en perdre la mâchoire.
Pour le reste... passons. Ça fait vingt-cinq ans que je fais plus de séances de sophrologie.


Stolearm : Stolearm c'est de l'electro-rock entre NIN et Bowie, aime-je à le dire aux amis pour me simplifier la vie ; mais est-ce que cela rend bien clair pour tout le monde que ledit electro-rock recouvre New Order, Death in Vegas et Converter ? Est-ce que je ne devrais pas plutôt dire que Stolearm c'est comme si Reznor avait fait partie de Skinny Puppy ? Parce que Stolearm, c'est avant tout une histoire de fureur : il y a là la fureur cross-chimique de Skinny Puppy, il y a la fureur acnéique de Pretty Hate Machine, la fureur plus maniaque et entomologique de The Downward Spiral, la fureur sexuelle de zZz - et puis il y a, live, la fureur élastique effarante de notre phénoménal Lucien, notre J.G. Thirlwell à nous, sa voix éblouissante, et son amour pour l'ebm concassante - mais aussi pour toutes les autres, nombreuses, musiques qu'il aime, le Lulu. Stolearm, je comprends même pas qu'on les voie pas bien plus souvent à l'affiche. Sourire béat-benêt de rigueur.

1 commentaire:

Innamorato a dit…

Stolearm 'ist kreig', comme disent les trve lyonnais (pas encore checké l'avis des trve normands, mais bon). Totale classe EBM sans âge, reprise de Yello rageuse à l'appui. C'était plus rock'n'roll que foultitude de trucs rock'n'roll.