mercredi 28 novembre 2012

Dragged Into Sunlight : Widowmaker

Dragged Into Sunlight suinte de plus en plus (je sais, c'est un point de vue que j'ai fréquemment) par toutes ses crevasses et invulvations diverses le désespoir, la sinistrose et la misère ; lesquels ne passent plus tant par les remugles de vice suffocants, - oh ! il est toujours là, tonton vice, on ne se refait pas non plus complètement, quand le caractère est aussi odoriférant ; mais ce nouvel album, qui s'ouvre sur un redoutable quart d'heure de déprime médiévale à vous tasser le moral au fond des chaussettes avec un doigté digne de Kris Force, semble réunir le fatalisme du doom death le plus pierreux, lépreux, frigide du cœur, pulvérulent, terne - et du sludge le plus anémié, scorbutique, borné, poussif ; plus la force d'aucune violence ni barbarie céans, l'abattoir est à l'abandon, les carcasses y pourrissent sans avoir connu la clémence d'être seulement achevées, Widowmaker est un disque qui vous passe le crâne à la meule du moulin, sans hâte ni animosité, mais tout l'harassement agonisant qu'on peut rêver : un improbable album de sludge rural, automnal, lourdaud, une émotion qui tente en vain de germer sur un charnier indifférent et souillé jusqu'aux racines de son humus mort. Forcément, si de Hatred for Mankind l'on a vu avant tout qu'il envoyait du bois et chiait tous azimuts (le côté Anaal ... mais, allons, je me suis promis de ne pas pour une fois faire de gorges chaudes de mes confrères les têtes de métal), on sera rebuté par cette suite où le morbide a proliféré à en culotter tout de son gris croupi et pâteux, où mêmes les chaînes montagneuses post-metal et leurs inévitables éboulements ne sont fait que d'ordure, de sanie, de boue toxique ; par cette sorte de Soilent Green obèse et qui ne parviendrait à l'érection qu'en présence de gruau et d'onychomycose. Si, en revanche, on apprécie des choses de type Palehorse, Atavist, Khanate, Ramesses, Blood from the Soul...

1 commentaire:

Le Moignon a dit…

Ha merci, la pochette m'attirait plus que de raison justement, ça sent l'achat compulsif à pleines narines...