mercredi 14 novembre 2012

Neurosis & Jarboe : Sans titre

Quand je vous disais que Neurosis est un ramassis de goths : Christian Death a eu Gitane Demone, les Sisters Patricia Morrison, et Neurosis ont pareil leur boulet gospel au bout d'une chaîne d'ovaires. Bon, en vrai Jarboe, qui doit sûrement posséder un vrai nom plus drôle que je n'ai pas envie de chercher céans, aura surtout été la plaie des Swans, puisqu'ici, ô miracle, elle passe plutôt bien ; elle prend des airs de Lydia Lunch - soit une autre hystéro-assommante que je ne peux la plupart du temps pas encadrer, cherchez pas la logique - en reine de Siam, et du coup les barbouzes en prennent quant à eux des airs de backing band jazz fort convenablement engoncés dans le smoking bien porté mais dont on devine juste assez aux entournures qu'ils sont aussi cumulards videurs-exécuteurs ; eux qu'on croirait facilement capables de rien d'autre que leurs cataractes et de leurs fins du monde accoutumées se débrouillent remarquablement bien pour l'occasion de méandres bien plus retors, flexibles, smart, félins, thugs - et le demi-sourire jouisseur en lame de faux se trouve leur aller étonnamment bien ; et tout ceci alors même qu'ils se montrent ici sans doute à leur plus industriel, pas manches les ZZ Top ! mais est-ce seulement si incongru ? l'industriel ne doit il pas être reptilien et souterrain pour mieux stranguler ? Toujours est-il que la caporale casse-pompon donnerait presque envie à l'entendre ici, d'aller réécouter ses interventions pour Swans, dont elle remémore à maint endroit quelques mélodies finalement pas si moisies, et c'est pourtant pas faute d'y aller franco sur le vibrato dans ce peplum façon Indiana Jones & the Temple of Doom. En fait de boulet, c'est plutôt la miss qui devrait se montrer gratifiée d'avoir rencontré ici la seule montgolfière de sa carrière.

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