samedi 10 novembre 2012

Steve Von Till : As the Crow Flies

... Et pour en finir - oui, car après je compte bien reprendre au moins pour quelques années de cordiale et décomplexée considération que The Wake est tout à fait sympathique mais un peu transparent entre la nuit tombante de Spirit Bound Flesh et The Forgiven Ghost in Me, et que les autres albums de Steve sont aussi caricaturaux que les titres qu'il aime donner à ses disques - oui, je l'ai déjà dit à Steve les yeux dans les yeux, ensuite de quoi je l'ai couché en travers de mes genoux et fessé ; je n'ai aucun mérite, c'est ainsi que se comportent les véritables amis, n'en parlons plus. Bref. On pense, encore une fois, à ce disque de Drudkh qui m'est cher entre tous ; aux moments piano-désolation de The Downward Spiral ; à Sol Invictus et à son idiot sourire éclatant de tristesse - c'est dire si en vérité Von T. en moujik funèbre était alors loin de son cabotinage western ultérieur ; à Amber Asylum et à son élégance désertique vertigineusement saturnienne, merci Kris Force d'être passée d'ailleurs. On entend surtout un truc ultra con et dépouillé, titubant au ralenti sur le fil qui sépare l'ours du demeuré - et qui fonctionne à plein : "Weeee... aaaall... faaaaall", ah ça, pour plomber ça plombe - "...down", oh merde, il avait pas fini ce con ; non mais vraiment, d'une candeur, d'une nudité monacale, d'une indigence totale, qui lave, et vacuum-cleane bien toute espérance et vitalité qui vous alourdissent ; aussi apaisant que regarder ses viscères qui doucement finissent de dégringoler de son ventre ouvert sur la lande, et de sentir fourmiller dans de la ouate ses derniers flocons de sensation. Un album donc, on peut l'admettre aujourd'hui, tout à fait plaisant. Grmblbl.

Aucun commentaire: