vendredi 14 décembre 2012

Botanist : III : Doom in Bloom

Le nouveau Botanist c'est comme les deux précédents, mais en, comme son nom l'indique n'est-ce pas, plus lent - pense-t-on au début déçu par la sensible baisse d'astringence et de violente intensité du saisissement procuré ; en plus languissant, finit-on par s'apercevoir - il est déjà trop tard : les botanistes comme chacun sait sont, en puissance tout du moins, tous des enculés d'empoisonneurs, et Doom in Bloom est une foutue saloperie de décoction végétale, d'intoxication qui vous possède d'une langueur fatale, invincible, molle et souveraine à la fois, une paralysie en effet bien plus douce que celle où vous pouvait faire glisser son double prédécesseur, une pâle vie végétative qui vous prend, aussi passive et aussi délétère que la Pocahontas de Mallick ; c'est le placide engourdissement généralisé, celui qui seul fait la morsure de cette musique paraître moins aigüe qu'aux premières gifles de ses orties, et leur agitation, sur de religieux thèmes qui paraissent les mêmes, qu'au début, que sur les autres disques, on ne sait plus bien dans la rêveuse mollesse qui gagne de plus en plus - paraître plus lente, et l'écarquillement d'incrédulité devant une mort qui vient avec une horrible et extrême douceur impossible à seulement combattre ; c'est, excusez moi de le dire, un putain de disque de salopard.

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