vendredi 21 décembre 2012

Douglas J. McCarthy : Kill your Friends

Qui l'eût parié, certainement pas moi, que tout comme James Bond un autre fleuron de la culture britonne en la personne des Sheep on Drugs se verraient repris en main avec une virile assurance par Daniel Craig ?
Aussi énorme cela puisse-t-il paraître à avaler, Douglas incarne ici une sorte de grand frère laconique et aux méthodes brutalement expéditives des exubérants gobeurs disco-batcave - mais qui sous le costard casual irréprochablement coupé a discrètement digéré ou plié en pochette le gospel gominé de Dave Gahan et Martin Gore, le gospel beaucoup trop gominé de Raymond Watts, la condition physique inoxydable d'un Bill Leeb qui aurait appris la soul ou d'un Marc Heal born again straight edge revenu de l'enfer, l'appétit de J.G. Thirlwell, et les blessures impeccablement masquées sous les pintes avalées cul sec sans le moindre tremblement, et sous les synthés de mac en costume blanc... Douglas, il ventile. Sans chichis, sans tralala, sans faire de trucs de fiottes, sans masse musculaire excessive, il raréfie l'atmosphère autour de lui, d'un seul coup autour de tant de classe concentrée dans un seul petit nervi sec comme un coup de trique, il n'y a plus rien, plus que ce rictus de dédain discrètement agité de tics psychopathes.

2 commentaires:

raven a dit…

oh, je l'avais pas repéré celui-ci

gulo gulo a dit…

*clin d'oeil viril