samedi 28 décembre 2013

The Nihilistic Front : Procession to Annihilation

Je l'ai suffisamment claironné : l'album de Primitive Man est un (chouette) disque de hardcore. Vous en avez devant vous aujourd'hui la traduction metal. Comme dans death metal, et dans doom-death metal : du gros, du solide, de l'assez propre et carré même, genre inoxydable et astiqué, cela ne faisant qu'en renforcer l'immonde et toxique inhumanité totalitaire - qui distille déjà ce qu'elle peut trouver de plus gris et impitoyable de l'axe Napalm Death/Fall of Because/Godflesh, délicatement persillée qu'elle est de ce qu'il faut de Bolt Thrower pour se poser avec la nuance d'un colossal pavé, aussi sinistrement carré que du Evoken, de granit sinon de céramite, en méprisante proclamation de la guerre éternelle, qui confirme les ponts, également par moi claironnés, entre Funeralium et Kickback, et laisse ronronner tout l'album durant son moteur au point mort, toujours prêt à vous passer sous ses chenilles, épuisante menace aussi impavide qu'ultra-massive, univoque, uniforme, unimorne. On ne rigole pas de trop, ça non : de ce côté là, le disque s'aligne sans cesser de sourire crânement et odieusement avec tous les albums de power noise martial auxquels son double intitulé intolérant avec tout à commencer par la finesse et toutes les choses qui commencent par ambi-, peut faire association d'idées.
Allez, je vous gâche le suspens : de temps en temps, avec une abominable cruauté pâteuse et méthodique, ça se met aussi rien qu'un peu à sulfater. Juste ce qu'il faut. Humain, trop humain... tu vas prendre cher, avant de t'éteindre comme le cancrelat que tu es.

vendredi 27 décembre 2013

Pop. 1280 : Imps of Perversion

Chose promise, même à demi-mot : chose dûe.
Quid de ce joli petit disque, quelques mois après ? Eh bien justement ça : un joli et fort sympathique au demeurant petit disque de swampgoth, avec pas grand chose d'indispensable, si ce ne sont en son milieu deux sinistres carnages, très probables coupables par ailleurs de l'excès d'enthousiasme d'alors, et où leurs velléités dandy-voyouses s'accouplent pour le pire à un reste de leur affreux goût de vieil Insekt. Ils se nomment "Nailhouse" et "Human Probe II", et la plus grande qualité de l'album derrière ces deux vicieuses raclées est de m'avoir donné envie de refaire tourner The Horror - et de lui avoir ajouté du lustre.

mardi 24 décembre 2013

Ecce 2013

Une nouvelle fois, ils sont nombreux. Sans doute en partie parce que je ne sais les choisir qu'à une seule aune, celle de l'émoi que me procure la musique. Et que je n'envie que modérément ceux qui n'ont que trois places (ou cinq, ou dix) pour des émois de taille honorable, et que ramener le nombre des miens à ces proportions ne pourrait se faire qu'au prix d'absurdes concours de bites musicologiques où, c'est con, je n'entends rien. J'ai donc une nouvelle fois uniquement essayé d'en réduire le nombre dans la mesure où il pouvait être épaissi par mes excès d'enthousiasme, de gentillesse, et diluer le propos.



Ce qui s'appelle une année sexe.

Quant aux MonChéri :

Darkthrone "Leave no Cross Unturned"
Motörhead "Lost Woman Blues"
Oozing Wound "Call your Guy"
Adult. "We Will Rest"
Slava "Girl like Me"
The Horrorist "Starving for You"
Cult of Occult "Opus ad Odio"
Clutch "The Face"
Melvins "Warhead"
Pop. 1280 "Nailhouse"
Tomahawk "South Paw"
Satyricon "Phoenix"
Jex Thoth "Keep your Weeds"
Shining "Terre des Anonymes"


Sans oublier la catégorie intermittente de film de l'année :



Puis une nouvelle récompense, tiens : l'enchaînement de l'année, pour :

Nine Inch Nails "Disappointed/Everything/Satellite".


Et bien entendu, la catégorie fatidique, le vote de confiance, l'incertitude pour décider la part réelle du goût de banane, celle de l'excitation supplémentaire que fait naître le sentiment d'urgence, la catégorie en somme "on devrait cesser d'acheter des disques en octobre-novembre, ça fait trop mal à l'émotion" :


Comme toujours, elle sert surtout à me donner un rataillon de vaine crédibilité.

Et puis comme un réveillon on a pas envie que ça se termine, pas sans une petite tournée des fonds de verre, des fois que quelqu'un ait laissé un peu de chablis,  la pochette de l'année :


Et le disque pas de 2013 de l'année :



mercredi 11 décembre 2013

Cancer Spreading : The Age of Desolation

Bolt Thrower ; certes ; difficile de ne pas le dire, ce nom révéré et plein de pouvoir. Mais alors en une version totalement écorchée à la hachette, de toute la chevalerie des originaux, qui dois-je le rappeler sont anglais - dois-je également rappeler la définition du rugby ? Cancer Spreading sont italiens, on y verra le rapport qu'on peut mais de la machinerie Bolt Thrower ils sont une version dont tous les rivets et autres ajointements métalliques aussi massifs que divers, dégoulinent d'une bave rabique rosie de sang non stop, tels les dents crispées du forcené sur le point d'exploser dont le grincement apoplectique crisse avec la portée d'un larsen particulièrement sauvage. La reprise de "Cenotaph" à l'approche de la fin du disque en devient, non pas tant logique, que limpidement, c'est le cas de le dire, exemplaire : du potentiel machin inutile resucé d'un groupe viscéralement unique, on tire une interprétation viscéralement unique d'un groupe indispensable. Peut-être aussi parce que The Age of Desolation est parfait pour visualiser un concert crust dans l'arrière-salle d'un bar-tabac, avec des mares de sang pour remplacer la bière qui se doit d'y lubrifier le carrelage des débats. Du hardcore de pleine lune préhistorique. Beau comme du Ringworm.



Et j'ai réussi à ne pas être excluant pour les non-lecteurs de Warhammer 40,000.

The Impalers : Self Titled


Je ne sais pas chez vous, mais ici les studs and spikes sont définitivement passés dans le domaine public, moultes jeunes et jolies princesses de mercerie personnalisent à qui mieux mieux bottines, vestes et sacs à main. Les playlists de leurs iPôds m’intriguent… je soupçonne leurs contenus de sérieusement trancher avec l’audacieuse coquetterie vestimentaire de leurs propriétaires… ça me chagrine car enfin, pourquoi ne s’encanailler qu’à moitié ?… alors si l’une de ces victimes de la mode tombe sur ces lignes, je me permets de lui recommander ce skeud (idée shopping !) car oui, j’aime bien rendre service.
Tu aimes les clous ?
Tu aimes les pics ?
Tu aimeras les pieux : ils en veulent à ton fondement et viennent du Texas, les Impalers jouent un D-beat relativement frais, sans à-coups qui fouettent le sang ni rage excessive, après tout, pourquoi se casser l’tronc :  une voie délicieusement pâteuse, une lampée de Motörhead dans la pétroleuse, et ce p’tit solo-là qui tombe, sans faux-pli, juste quand tu l’attends… exactement, perspicace jeune pousse, c’est comme se gaver de croquembouches crème pâtissière avec du cambouis plein les doigts.
Les autres lecteurs éviteront ce disque à cause de titres comme "church bitch" parce que bon, quand on n’est pas joli, faut être poli.

lundi 2 décembre 2013

Hexvessel : No Holier Temple

Arrêtez de le sucer il va fondre : mieux encore qu'à l'impayable dernier disque de Mark Lanegan, la formule s'applique à merveille à l'ensemble de l’œuvre de Khvost depuis que le bon monsieur a décidé qu'il était too cool for school, et trop précieux pour le metal. N'est-il pas finlandais après tout, ou tout comme : n'a-t-il pas son propre bouclard pour esthètes à bouclettes, à Helsinki ?
La chose, tout comme pour tant d'autres, ne me poserait d'ailleurs aucun problème, qu'on n'en doute pas une seconde, l'attitude n'est jamais un problème, jusqu'à ce qu'il manque le reste.
Et en l’occurrence, le brin de voix opalescent de McNerney était assurément parfait pour les disques de metal où il venait se poser - et d'ailleurs ce n'était pas qu'un peu grâce aussi aux qualités, s'il permet, des groupes qu'il honorait de son auguste participation - mais pour le coup, que ce soit dans Hexvessel ou dans Beastmilk, le petit marquis Matthew est allé se frotter à autrement plus forte partie ; devant laquelle son propre art de la mélodie et de l'atmosphère, ainsi dénudé, se recroqueville au gabarit d'un petit talent de faiseur, pas loin d'embarrassant. Le metal, ce n'est pas sale, jeune homme. Laisse le "post-punk" où il est (d'autres jouvenceaux se chargent déjà bien assez d'avilir son nom, et d'autres encore de le faire étinceler plus que jamais), et pour le coup tu seras bon comme le bon pain.

dimanche 1 décembre 2013

Nausea : Extinction The Second Coming

Depuis que le père de son père s’est sédentarisé devant cette église bas-de-plafond aux vitraux rectangulaires, le descendant du chasseur-cueilleur barre en sucette. Embouché à une corne d’abondance virtuelle, à genoux sur le prie-Dieu, un flot à sens unique de fadaises en guirlandes et d’idées bien dressées dévale ses synapses. Peu de rétention, le lait lui pisse des narines, le miel lui dégouline des oreilles. Réceptacle sans réflectivité en proie au jacquadisme, les revendeurs de sophismes dévorent son foie malade. Appauvrissement dans le monde réel, une paire de tong et un sac de riz. Nombril bunkerisé ; alors que l’extinction programmée ronronne ses tâches planifiées de petits disques jaunes bornent ses humeurs de dromeur jovien ; vous avez plus d’amis que vous ne le pensez mais veuillez crever hors de mon réseau social.
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vendredi 29 novembre 2013

Beastmilk : Climax

Peut-être que ce coup-ci on tient le groupe qui va décrocher la timbale, et vengera tous ces petits combos restés tristement obscurs, et que le découragement et l'amertume n'ont jamais laissés aller au-delà de premiers albums pourtant très inspirés, dans un style très proche. Cette chronique leur est dédiée à eux, les U2, les INXS...

dimanche 24 novembre 2013

Adieu Dead Church Fest, 23/11/13, Secret Place, Saint Jean de Védas

Une soirée hommage funèbre au fanzine et (pas funèbrement) à l'homme derrière le fanzine (et les chroniques de polars, de films, et les Ecolobeignes...), le grand Ged. Forcément, c'est du death, et forcément, y a que des groupes de vieux pour les vieux...

Reptilicus : ... à part eux, de ce que j'en ai perçu un groupe de jeunes pour les jeunes ; sympathique, le death punk (crust), mais l'ambiance fête à neuneu n'aide pas trop. Cependant, comme on dit, "belle énergie".

Morgue : sont, décidément, au death metal ce que 400 The Cat sont au noisecore : la version radicalement dégraissée de tout le decorum et les fanfreluches, et entièrement concentrée sur la sauvagerie intrinsèque, limite on dirait "abstraite" si tout cela n'avait un impact si directement physique, et une présence si incarnée dans ces trois variations sur le thème de l'attitude zen - d'une musique dont, de toutes les manières, il se confirme chaque fois que les deux groupes sont les deux faces jumelles, tout aussi tranchantes et incontrôlables l'une que l'autre, malgré les compositions légèrement différentes des atmosphères qu'elles donnent à respirer. La classe selon des types venue d'une ville sinistrée. Et un nouveau morceau pour la route, qui présage que les vieux trop vieux auront leur grain de sel brûlant à apporter dans la mare clapotante du nouveau death opaque. Allez hop, l'album !

Mercyless : la classe d'Alsace... m'a peut-être un peu moins mis la grosse gifle qu'à leur passage d'y a quelques mois en ville - déjà organisé par le grand escogriffe sus-mentionné ; mais on reste, tout comme avec un nouvel album très chouette mais peut-être pas tout à fait au même niveau de magie vénéneuse que les deux illustres premiers, largement dans les contrées si appréciables de leur death ambiancé à l'ancienne, et surtout de leur inimitable don pour le glissement permanent de tempo, naturel et inspiré à l'extrême. Inoxydable, généreux, désaltérant, et tout et tout.

Sublime Cadaveric Decomposition : de bons moments de goregroove et d'apocalyptique bruit griffu, mais pas beaucoup plus de palpitation de mon côté.

Et puis, voir Ged arpenter le mosh avec sa grâce de vieil éléphant, ça n'a pas de prix. Et il n'est pas encore en route pour le cimetière, ce con.

vendredi 22 novembre 2013

Sun of the Blind : Skullreader

Ainsi donc, tout Darkspace n'est pas un gâchis d'argile humaine, et l'un au moins de ces types s'attelle-t-il à peindre de vrais paysages de l'autre bout de l'infini, aptes à recevoir des scénarios de science-fiction monumentaux et inhumains à souhait - oh, il emprunte bien un peu, hop un thème très inspiré du Dune de Lynch, hop un plan piqué au plus fameux album d'Orbital - mais c'est égal, et du reste qu'importe ce qui tient proprement de l'emprunt, et ce qui relève de la suggestion, voire de l’imaginaire, puisque justement Skullreader ne s'avance jamais sur la réalité de ses épiques visions, sur l'épaisseur hallucinatoire de ses immondes merveilles qui se dérobent dans l'obscurité, dignes des décorateurs des Riddick, Arrakis ou l'Oeil de la Terreur on ne sait, ou bien un Vangelis en organiste fou de peur qui joue et joue encore, pour ne pas rompre le charme qui maintient hypnotisée une cathédrale tapissée d'aliens grouillants du sol au plafond...

dimanche 17 novembre 2013

Calvaiire : Forceps

Forceps ressemble à du Converge. La belle affaire ? Oui, mais Forceps ressemble vraiment beaucoup à du Converge. D'un autre côté, aujourd'hui Converge ressemble beaucoup, les bons jours à Kill Sadie, et à Baroness les mauvais. Et puis ce n'est pas comme si le Ruine-Gorge s'était jamais caché de sa joyeuse candeur de fanboy de Converge. Puis, surtout, Forceps, sous son imagerie benoîtement taillée pour parader sur toutes les pages abonnées aux sensations du moment quelles qu'elles soient (la peste soit des fakirs et de leurs lapins !), possède toujours bien assez, malgré le tranchant et la patate qu'elle a légèrement gagnés ici,  l'aura sale d'un Rigorisme qui portait si bien son titre et sa façade, blafards, cafardeux, carencés, lunaires, tavelés, informes, gibbeux... Quand bien même Calvaiire paraissent ici ou là sur le point de faire le pas de trop sur le terrain des moment suspendus dans les nuées - le "plan aérien" qui te vaut direct un "post" de sanction - ils conservent en toutes circonstances cette humeur sinistre, terne, stérile, stagnante, qui leur interdit tout véritable envol, leur bride l'arrivée d'air (même si l'on rêve vaguement d'une séance longue durée qu'ils n'auraient pas négociée avec la moindre injection d'oxygène, aussi chiche et frelaté fût-il... une prochaine fois peut-être) et veille toujours au grain pluvieux et acide d'un punk hardcore qui, peu importe qui sont ses influences, aura toujours d'avec elles cette différence qu'eux ne seront jamais des ricains, et qu'à ce titre ils n'ont pas en eux cette compulsion à exhiber la puissance de feu, à donner dans la sape, et l'épique du juste. Fans de Converge qui laissent au parrain ce qu'il sait mieux faire, le Slayer qui explose sa camisole de force et tutti quanti - et s'adonnent tout leur saoul à une expéditive orgie de leur nature propre, pour la définition de laquelle je ne peux que reprendre le mot d'un confrère qui l'a mieux su dire avant moi : le masochisme.
Et le mauvais esprit, qui fait que non, tout de même, Calvaiire n'est pas toujours trop occupé à s'acharner sur sa propre carcasse pour vous témoigner quelques chaudes attentions.

vendredi 15 novembre 2013

Pestilence : Obsideo

Pestilence raffine encore un peu davantage sa miraculeuse recette, d'une version au toujours plus mongoloïde groove quasi-SFUien, mais du death élasto-cartilagineux à la Diskord. Si. Pourtant il n'est que de voir, pour comprendre de quoi il retourne, avec quelle vitesse et aisance une chose telle que "Soulrot" vous rentre dans le crâne, aussi mal préparée paraisse-t-elle au premier abord pour ce faire - aussi bizarrement et évidemment obsédante qu'une manière de Pork Soda du death metal, ce qu'est cet album, à sa façon. A la différence d'un Meshuggah - à qui peuvent faire penser ces solos ethérés, ces vertèbres gondolées et ces pochettes embarrassantes - dont les mathématiques ultra-trapues montées sur jantes de trente-cinq pouces ne sont que la montagne de chromes qui masque bien mal la fulminante essence de zouk à la base de tous leurs faits et gestes - Pestilence eux ont encore pas mal d'Obituary en eux, de congénitalement bossu, contrefait, polyscoliosé, viscéralement bizarre malgré des morceaux d'apparence moins d'emblée xénomorphe - il ne s'agirait pas d'oublier que Meshuggah, lorsqu'ils assumaient encore une défroque humaine, apparaissaient à voir comme un genre de Metallica plus mental, tout de même ; il ne s'agirait pas d'oublier qu'il y a une différence entre un groupe de thrash, et un groupe de death.

jeudi 14 novembre 2013

Bad Tripes : Splendeurs et Viscères

C'est encore plus humiliant la deuxième fois. On se dit a priori qu'on s'est encanaillé la première, comme un connard de précieuse qu'on est, que s'il a fini dans le top de fin d'année c'est qu'il faudrait se poser la question d'un besoin compulsif d'une franchouillarderie imposée dans l'exercice... On besogne laborieusement les premières écoutes, traîne les pieds, se dit que bordel c'est du néo, quoi, merde ! avec pour l'aggraver tout ce qui peut aggraver dans le metal, le gros son goguenard, les niaiseries médiévalisantes discount, la rammsteinerie tout aussi bon marché... Et d'ailleurs force est de le reconnaître, les premiers morceaux ne montrent pas Bad Tripes sous le meilleur jour qu'ils puissent connaître ; certains des derniers aussi d'ailleurs ; c'est à dire tous les morceaux engagés, aux thèmes un peu trop revendicatifs - n'allez pas croire que c'est une obstruction personnelle, quant à moi je suis convaincu de mon impression, qu'ils s'y montrent simplement moins allants et allègres...
Mais dès que Bad Tripes se remet à parler de (son) cul, de cimetières, de béquilles, de hachoirs, d'abats, d'huis clos, de pétales violins et de pédoncules érectiles, pardon ! l'intonation théâtrale maraîchère d'Hikiko retrouve ses effluves puissantes et corrosives, ses figures de style leur crudité musquée, les arrangements leur effronterie busquée - et nous notre rougissante excitation, honteuse mais non moins vultueuse de revenir sur ses trois jambes empressées, frétiller gauchement sous les assauts de ce tellement gueulard mais tellement jubilatoire gothique harenger...
Oui mais alors quoi de neuf, si ce n'est que cette fois je n'ai pas cité les Tétines ? Eh bien justement, je n'ai pas cité les Tétines ; et si ce pourrait sembler n'être pas pour leur rendre service, ce l'est bien. Non pas du reste qu'ils leur aient jamais ressemblé comme des clones ; mais disons que Bad Tripes s'éloigne ici d'une certaine gaudriole effet de la modestie, devient plus sérieuse affaire - mis à part, on l'a noté, sur les trop sérieux morceaux sus-vilipendés - et affirme de façon plus inquiétante son univers morbide et libidineux, ses puissantes odeurs d'humeurs et d'humus, ses obsessions qui saisissent et révulsent un peu les sens, cependant qu'elles les aguichent et les entraînent sur la pente trompeusement douce, de cette morbide lubricité crânement déballée et promenée sous tous les regards crevards dépoitraillée, dans laquelle on entend d'autant mieux rôder, indistincts mais indiscutables comme un sillage de requin, les tourments d'une vie réelle, les idées noires, les vrais morceaux de rage blessée animale, les angoisses, les lambeaux de détresse en bouchon, toutes choses dont la simplicité, la nudité devinée, vient encore tout renverser, et éclabousser de grâce candide tous les traits de l'épaisse partie ; voire taquiner quelques frissons sur l'épine dorsale. Au final, toujours en toute candeur, le groupe annonce tout ce qu'il y a à en attendre dès son patronyme. Et donne envie, avant même qu'on s'aperçoive qu'on avait fait pareil la première fois, d'invoquer Sainte Patricia en guise d'apothéose pour situer vraiment leur charme ombrageux.

samedi 9 novembre 2013

Ihsahn : Das Seelenbrechen

Il y a des jours, je comprends un tout petit peu le désespoir qui a fauché tant et tant de ceux qui essayèrent de comprendre mes goûts - pourquoi croyez-vous que moi-même je m'en garde bien ? Pas si bête ! Il faut avouer que ce disque-ci a tout pour me passer à trois mille au-dessus - pensez donc : un ex-type d'un groupe de black qui n'a jamais su faire autre chose que de la merde en pâte à tartiner, se met à faire du Opeth... Opeth, j'aime, mais la moitié du temps, grosso modo ; le reste, je déteste. Enfin, je dis Opeth... certains passages kitschouillants rappellent vaguement les penaudes et attendrissantes quasi-pattonneries en jupette grecque de Watershed ; mais on pense plus loin carrément à Foetus, dans le genre shebam-pow-blop-wiz!... avant de tout à coup vriller en piqué dans un morceau de black qui ne pourra guère être affilié qu'à Ordo ab Chao, dans une interprétation forcément plus aristocratique, ou alors évidemment au Shining qui ne joue pas de beumeu ; on songe surtout à toutes sortes d'effleurements inouïs et indicibles, entre plume et électricité virtuose ; une poussée de fièvre symphonique survoltée, et méditative, un genre de Batman tourné par Fritz Lang après un visionnage de Ghost in the Shell, enguirlandé d'électronique guindée et pointillée ; un périple septentrional, dont la neige tantôt tombe douce et mélancolique, en pétales de cerisier, tantôt tourbillonne et mitraille en furie crépitante, en micro-tempêtes chirurgicales de bruit blanc, tantôt se met à remonter vers les nuées, en psaume futuriste ; avant de se poser en silence, pour laisser grincer et cliqueter les osselets de quelque macabre partie mentale. En somme une de ces valses au clair de lune qui ne s'imite ni ne s'oublie.
Alors, par pitié, qu'on ne vienne pas me parler d'un quelconque Canadien demi-chauve, au motif qu'il aurait quoi que ce soit à me dire d'intéressant. Les miracles se définissent par leur singularité.

PS : faites vous une faveur et prenez vous l'édition limitée ; ces deux morceaux d'ambient-glitch anxieux sont bien mieux à la fin de cet album qu'à celle du pompier single.

mardi 5 novembre 2013

Carne : Ville Morgue

Flottante : voilà ce qu'est la musique de Carne. Flottant confusément entre contusions et hémorragies internes, de retour des années 90 de la noise française - par le Lyon-Marseille de 2h37, si vous voyez ce que je veux dire - et dermabrasion et plaies ouvertes, du noisecore français  de ces dernières années ; flottants ses tempos titubants, groggy, sur leur propre continuel roulis salé, flottante sa violence douloureusement nette et crue, mais derrière la vitre où l'on croirait la regarder se cogner, assourdie sans l'être, dans la piscine de sang où elle nage éperdue, au milieu du patio de l'hôpital psychiatrique...
Bref, Carne flageole, en un mot comme en sang, car des fois que ce ne serait pas bien clair Carne sanguinole, abondamment, à en faire tourner la tête, sans discontinuer, le raisiné coulant épais de ses cheveux glués, de ses nippes trempées, ce qui ne l'empêche pas de tenir sur ses ruines de guiboles, et d'arpenter le froid et de mordre sauvagement le vent dans cette ville foutue dont il est la seule âme qui vive, et d'aboyer de démence et d'épuisement. Chacun ses nineties, j'imagine, mais à l'heure où je crois entendre qu'on réédite sous les hourras le mignon 100 % White Puzzle, les miennes assurément sont ici, leurs moments les plus tangents en tous les cas, les plus lancinants, les plus transis, les plus meurtris ; Ville Morgue, avec sa violence éperdue qui ne laisse plus le loisir de se rappeler si Carne joue juste du rock, ou bien du hardcore le plus extrême, n'est pas un de ces endroits où l'on acquiert jamais aucune habitude, d'y aller, où quoi que ce soit puisse être qualifié de sûr. On y tâtonne les yeux grands ouverts. Rendu à son état de plus native nudité.

jeudi 31 octobre 2013

Gehenna : Unravel

Fourbu, farouche, rigoureux, hiver, coupant, râpeux, rocaille, loups, sinistre, patibulaire, ermite, sévère, souche, carne, vespéral, orage... Finalement, les mots ne sont-ils pas les mêmes pour décrire un album de Neurosis et un album de true black ? A moins que non, que ce ne soit que mon goût de publicitaire pour les formules, et qu' Unravel ne soit pas tout à fait n'importe quel disque de true black... Mais pourtant, ce disque qui donne l'hallucinante impression d'écouter Kelly et Von T. engoncés dans des peaux de bêtes, n'est rien d'autre que du true black. Lacustre, sourd et archaïque ; Unravel ne s'écoute pas, il s'accueille à poumons grands ouverts.

mardi 29 octobre 2013

Inquisition : Obscure Verses for the Multiverse

Les définitions de genre univoques, bibi il aime pas de trop. Alors le black c'est du punk et de la haine, d'accord, tout à fait, les exemples ne manquent pas, servez-vous. Mais le black c'est du death de vieux vagabond décharné, occupé à mourir congelé à la sortie de la ville, c'est très vrai aussi, il sera bien temps de l'affirmer avec force lorsqu'on parlera du dernier Gehenna.
Et aujourd'hui, le black c'est de la musique mystique ; au sens solaire ; au sens cosmique. Les deux premières pages du livret de la chose en question sont explicites là-dessus, mais si elles sont réjouissantes, elles ne remplissent pas une fonction indispensable : il suffit d'écouter la lumière non pareille, exaltée, surréelle de ces riffs, les couleurs impossibles qu'ils font frétiller d'aise et de gourmandise dans l'infini de l'esprit - pour l'entendre : Obscure Verses for the Multiverse est un appel, gorgé de ferveur et de langueur, en spirale, une aimante prière, suave et aigrelette, aux puissances de la ruine et du changement permanent, à leurs ors resplendissants, une face au sourire béat présentée aux légions fourmillantes et innombrables de la dissolution. Une merveille, un ravissement, un siphon vers le reste de l'existence. Un chemin douloureux et glorieux vers l'épuisement. Venez dans la lumière.

lundi 28 octobre 2013

Inferno : Omniabsence Filled by His Greatness

D'évidence, on y vient pour la pochette ; pas vrai ?
On n'y trouvera, probablement, pas ce qu'elle promet (mis à part si c'est : un livret magnifique). Pas tout à fait. Pas comme prévu. Déjà, non, ce n'est pas du Metastazis. Et surtout, non, on n'aura pas son quota attendu de ces dissonances, de ces gammes de la turpitude qui commencent rien qu'un peu à être convenues, et donc parfois vidées de tous leurs pouvoirs, entre certains doigts maladroits (non mais vous allez arrêter, tous, avec cet ennuyeux Flesh Cathedral ?). Inferno n'en ont pas besoin, il faut dire, ils ont un avantage naturel : ils sont Tchèques. Et donc, ils peuvent très aisément rester dans le parfaitement mélodieux voire délicat et agréable à l'oreille, pour convoquer une épaisse atmosphère de mystères, saisissante à la gorge, brasillante, suffocante peut-être même ainsi qu'on aime à dire, mais alors suffocante d'ivresse, suffocante de sourdes vagues de plaisir qui encombrent et engorgent les sens sans tout à fait les envahir de façon nette, massive, plate en un mot. Omniabsence ressemble à une bouteille de Tokay (c'est la Hongrie, je sais, peu importe) couverte d'une poussière qu'on sent un peu en la sirotant au goulot, s'en dorant la gorge, les artères et les boyaux. Omniabsence d'ailleurs ressemble à un autre et illustre album de pochards dont le titre est The Top : il en a les infinies propriétés désaltérantes, en cascades éblouissantes d'étrangeté il en dispense le délicieux muscat brûlant et sinueux. Oh, et puis à la fin ! qui a dit que pour communier, occultiser, ou simplement pactiser jambes en l'air avec quelques puissances de l'autre monde il fallût systématiquement être bon à décrasser et désinfecter des ongles des orteils jusqu'à la racine des cheveux à la fin de l'affaire ?

mercredi 23 octobre 2013

EndAnd : Mechanics & Energetics of Stilt-Running

Post punk, punk hardcore, post hardcore : tu la vois, la logique ? Eux non plus. Ils se contentent d'enquiller des morceaux de punk rock dignes de Fugazi en grande forme, tout aussi suroxygénés mais encore un peu réveillés à généreuses rasades d' une joviale acrimonie comme britonne, école Future of the Left, et surtout à grands coups d'une décontraction canaille qui allonge sans avoir l'air d'y toucher le cou de leurs chansons, entre les nuages, jusqu'à aller faire un clin d'oeil complice au dernier Parween, par exemple, quand l'envie leur en prend.
Fraîchement hystérique, prodigieusement frais.

mardi 22 octobre 2013

The Great Tyrant : There's a Man in the House

La tentation serait forte de dire simplement que Sigmund und sein Freund ont miraculeusement rené - tant on croit retrouver ici cette sorte de divagation sur le thème des Swans basculés dans la folie dandy. Mais The Great Tyrant tiennent fort bien tout seuls dans leur propre démence, qui fait rencontrer un Michael Gira trans-temporel et les Stranglers, un peu.
La tentation serait grande de trouver que, forcément, Pinkish Black ne pouvaient qu'être moins bons, que puisque l'un des The Great Tyrant s'est suicidé, ce ne pouvait qu'être le plus tourmenté et saturé par le talent, d'un groupe dévoué au tourment. Or Pinkish Black, c'est pas mal du tout... Mais forcément, il est difficile de soutenir la comparaison avec la douloureuse insanité zeuhl-goth de cette chose de disque-ci, cet amer et grinçant alliage de Shub Niggurath, cette voix qu'on dirait presque d'un Alexis Cailleton qui se serait fait une tenue de soirée dans le cadavre efflanqué d'un Nick Cave fraîchement exhumé, cette musique semblable au renflement d'une inquiétante et caprine érection dans le tissu précieux d'un smoking, au langoureux cliquetis chitineux derrière les poussiéreux drapés lourds comme une mamelle, d'une antique tenture lie-de-vin dont il paraît certain qu'elle a été le complice silencieux de mainte partie aussi fine que tangente, âge après âge - une sorte d'Omala de chambre, vous avez deviné, de Bodychoke florentin... Une paille.

lundi 21 octobre 2013

Gay Kiss : Fault



- Alors dis-moi, c’est quoi ton problème avec l’homosexualité ?
- Mais, je te le répète, je n’ai absolument AUCUN problème avec l’homosexualité !
- Embrasse-moi
- Heu, attends, ce n’est pas ce que je voulhhHhmmPpfffmhMhhPfflllm

Casio Judiciaire : Pièce à Conviction

Peut-être, éventuellement, admettons, si Big Black avaient joué de l'ebm, auraient-ils réussi à faire aussi salissant que RHODOÏDE ceci, là, que ce machin sinistre qui résonne de souvenirs rouillés et souillés de Second Layer, de The Klinik et des tout premiers Leaether Strip, réussi RHODOÏDE à créer des choses aussi collantes RHODOÏDE que ces refrains inhumains et ces synthés trop humains, toute cette chiasse mentale RHODOÏDE de matières synthétiques, obsessionnelle et obsédante, ces surfaces lisses, mortes et froides, horriblement suintantes des humeurs impossibles et pourtant déplaisamment gluantes, de tous les appétits RHODOÏDE qui les rongent et les cloquent de l'intérieur. RHODOÏDE.
Une nouvelle peur s'éveille, derrière Saint Maur des Fossés. Un nouveau Mur s'érige. Le diable habite Champigny.

dimanche 20 octobre 2013

Wormlust : The Feral Wisdom

Il y a des albums, c'est comme le premier Valborg : pas la peine de chercher à être à la hauteur, ou même simplement de respecter la clignotante résolution de s'abstenir de namedropping. Le tout est de trouver une calembredaine à dire, peu importe laquelle, pourvu que cela serve de prétexte à fourrer sous les yeux de votre interlocuteur la pochette.
Dont acte.

Après ça, on peut bien dégoiser sur ce que cette musique peut bien tenir d'une rencontre saugrenue entre Leviathan et Ævangelist, ce qui est déjà n'importe quoi, que l'on pense à leurs styles "de base" respectifs, ou aux deux champs dangereux de divagation agravifique que cela ouvre - et pourtant évoquer puissamment Comets on Fire, leur lumière acide, et encore une écoute d'On the Ellipse assistée par les fruits d'une cueillette en forêt, et le givre entre des étoiles sardoniques aux rires grêles et idiots, où semble ondoyer un immense serpent de vide... La mission est quoi qu'il en soit accomplie. Il faut faire confiance au produit. De toutes les manières les écoutes se suivent depuis des semaines, et je ne sais toujours pas ce que j'en pense, presque j'ai l'impression que c'est moi l'évêque-flipper de la pochette.

mardi 15 octobre 2013

Pigs : Gaffe

Matthieu de Solar Flare ne fait pas qu'arborer des tatouages aussi discrètement étranges que les harmonies vocales donc il oxygène le truckin'core de Sofy Major : c'est aussi un homme qui n'oublie pas les gens. Il m'avait proposé le promo d'American Heritage, puis celui de Watertank, alors que j'avais pourtant décliné sa toute première offre de promo. Et il m'a donc envoyé le nouveau Pigs, sans même que je le demande. D'ailleurs je suis sûr qu'il n'a pas oublié que ladite première offre de promo prétexte de notre premier contact, concernait le premier Pigs, ni non plus oublié que je lui avais avoué me sentir trop peu touché par ledit disque pour envisager d'en parler. Période de fatigue unsanienne probablement, et non-adhérence assez nette à la voix de Dave Curran. Alors, quand un type dans ce genre vous envoie le disque quand même, sans même tâter le terrain, on pressent derechef qu'il y a peut-être des raisons d'être attentif - et de respecter le bonhomme aussi, ce qui va pas être le cas si je continue à parler de lui au lieu de ses poulains.
Or donc, Pigs. La voix de Dave Curran, elle n'est toujours pas ma chose préférée du monde, c'est certain. Et pourtant elle glisse beaucoup mieux. Parce que Pigs, ce n'est plus juste du Unsane un peu plus acide et qui permet de ne pas trop user ses Unsane. Pigs, sur les trois ci-devant morceaux qu'on espère indices de l'album à venir - chez Solar Flare - s'aère, se délie la langue et les jambes, swingue - rassurez-vous, avec un bon swing et un bon club on peut faire pas mal de casse, le compère Curran, son si flegmatique accent et ses laconiques acolytes ne se sont pas encore mis au mathématiques, à mater leurs pompes et aux pull-over à rayures ; non, chacun à leur discrète façon sur leur instrument, ils conspirent tranquillement à injecter leur rugueuse élégance dans cette musique qu'il va bien falloir après tout cesser d'appeler Unsane (raté), pour parler de façon un peu plus ouverte de blues urbain cambouisard, la brouillant d'un vice digne des plus dangereux sournois, des Harkonen, des Craw et des Cop Shoot Cop... En fait, maintenant que vous le dites, ces trois petits morceaux-là sont bien meilleurs à eux seuls que les trois derniers albums d'Unsane. Et je pourrais fort bien me mettre à trouver que le voix de cet homme si courtois - voyez une peu le titre prévenant qu'il a donné à l'ep en question - m'est moins fatigante après tout que celle de Spencer. Je m'en vais, en tout état de cause, réécouter attentivement You Ruin Everything, vu que je n'ai que ça à faire pour tromper l'attente d'un successeur porteur de si fiévreuses espérances.

Motörhead : Aftershock

Il avait suffi de peu. Des nouvelles de diabète, de concerts annulés, un film aux relents de nécrologie, un album aux allures d'hospice... On était frappé de plein fouet par la mortalité de papa, le monde changeait de couleur et de goût tout à coup, une époque s'était écroulée, insouciante et pleine de certitudes inavouées.
Il aura suffi de pas grand chose. Une pochette brutale, une enfilade de morceaux courts, trempés de boogie aussi propre qu'une praline en plein sur le blair, qui aplatit et fait pisser le sang instantanément, entrelardés de blues aveuglants. On avait déjà oublié, sapristi, quand bien même on se rappelait forcément et volontiers en lançant le disque, qu'un album récent de Motörhead pouvait très facilement être un bon voire un très très bon album de Motörhead - ce que cela faisait, de s'emplâtrer un foutu nouvel album de Motörhead, un vrai. Mais en une écoute on sait, pas de triche ni de trompe-couillon possible sur ce genre de terrain. On sait et on ramasse. Lemmy va aussi bien qu'on peut aller, Phil est en feu, et Mickey ? Est-ce que vous avez bien regardé Mickey avant de poser des question idiotes ?
Pas grand chose ? Vraiment ? Vous essaierez de dire ça de ma part au train qui va vous rentrer dans le buffet.