jeudi 3 janvier 2013

Abelcain : Pantheon of Fiends

L'inquiétude et la menace d'un breakcore hongrois si jamais il en fut - bien davantage que la rustre viennoiserie Rossz Csillag Alatt Született. Frissons de fièvre kafkaïenne, voire ungarienne, voire klauskinskienne (on a dit menace ? on a dit horreur ?), grisaille automnale, synthés arachnides, breakbeats de blattes, vice-versa, humeur charbonneuse, anxieuse, breaknhard herrmanncore des Carpathes, toporbeat de chambre, somptueuses basses jungle qui se parfument au death metal et à l'abstract hardtech. Abelcain  donnait une nouvelle et poussiéreuse profondeur à l'expression Shiver in Eternal Darkness, et prouvait une fois n'est pas coutume, en regard des tout aussi giallo-maso albums d'Hecate et leur pesant occultisme, que le mâle peut se montrer à l'occasion plus subtil et suggestif que la femelle, avec un érotisme aussi sec que laconique du plus vif effet, de taille à rendre une Candace plus qu'heureuse. Nerveux à bien plus d'un titre, et recommandé pareil.

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