lundi 21 janvier 2013

Cortez : Phoebus

Cortez, je ne connaissais que de nom, et je trouvais que c'était un nom assez à chier. Cortez, je devais au moins savoir qu'ils sont suisses, et en hardcore j'aime pas trop les machins de maîtres chocolatiers au lait.
Mais en matière de promos, le tout n'est pas d'en recevoir, c'est surtout d'avoir des indicateurs fiables, des nez creux, des personnes de confiance, qui vaudront toujours qu'on accorde un peu plus d'attention que prévu à ce qu'ils essaient de vous fourguer ; je n'en dis pas plus, il va croire que je le flatte pour avoir sa prochaine sortie.
Or donc, ce diable de Cortez me prend directement par les sentiments : les rythmiques hachantes et concassantes aussi extra-terrestres que secouantes, qui me font toujours un effet à part que ce soit sur de la techno ou du rock, et qui donnent pour rester dans le sujet à la ci-devant charge, plus screamo que je ne la pensais, d'enivrants airs de vieux Year of no Light envahi sans sommations par Intronaut et Disfear - une chose qui possède les attributs atmosphériques de Selenites qui pour leur plus grand bien auraient bu tout le sel qu'il y a dedans Buried Inside - mais pour étancher l'horrible soif y subséquente auraient tapé sans trop se mesurer dans la bouteille de moloko plus ; une chose que ce curieux batteur entre moissonneuse-batteuse et poulain en pleine puberté existentialiste, entre wing-chun et chewing-gum, élève déjà à lui seul de plusieurs plateaux dans cette haletante partie de Rainbow Island raw-emo, dont les riffs ne sont assurément pas les plus explicites qu'on entendra vagir dans le landernau postpost et après tout grand bien nous fasse, mais dont la stridence mordante suffit à suroxygéner le cerveau assez pour le faire flotter à cet endroit entre euphorie et angoisse, la strate idéale où faire voltiger ses figures à l'étrangeté à mi-chemin de Jumalhämärä et Keelhaul, là où il ne risque guère de croiser des foules, hormis peut-être au loin dans les nuées les lunaires de Plebeian Grandstand...

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