mercredi 16 janvier 2013

Leviathan : A Silhouette in Splinters

On peut bien, allez, entre nous cesser de s'entre-regarder avec des airs embarrassés de constipation, va, ça soulagera tout le monde : qu'est-ce que c'est chiant, Leviathan ! oh, qu'est-ce que c'est ma foi fort bel et bien fait de sa personne, n'est-ce pas, et tout chamarré d'idées bonnes, de production, de composition - mais alors chiant !
Ce qu'il faut, avec lui, c'est écouter seulement son ci-devant album ambient-planouille-lexo, lequel sous ses dehors plutôt délavés suinte de ce qui manque à tous les autres : l'ambiance - cette chose écœurante qui rampe et se tord, cette vouivre qui vous guigne comme une escalope de foie gras poêlé, et vous rend tout gourd en contrebas, de ce regard, et transforme votre raison en flaque tiède entre vos jambes.
L'album où le citoyen Wrest arrête d'essayer trop dur, et pour une fois tient à la fois les promesses d'un choix visuel récurrent, et de ses visibles velléités cold vénériennes - allez, envoyez les fleurs : on pense à ce "Necrose Evangelicum" avec Roger K. et Mortiis en prière mortuaire, on pense surtout pas mal à comme si Vangelis avait fait la bande originale du premier Terminator. Et qu'il s'y passait strictement peau de balle - sinon que le robot veut déchirer toutes ses photos de Sarah tout en se pignolant lymphatiquement.

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