mardi 1 janvier 2013

Sonne Adam : Transformation

La laideur, j'aime à clapoter sur son importance en matière de metal et tout spécialement de death metal - j'ai la flemme de vous retrouver les billets concernés, de mémoire il doit en être question dans celui au sujet du dernier Father Befouled, et il m'arrange que ce nom soit cité ici.
Sonne Adam peut se prévaloir, outre la laideur de la pochette ci-contre - surtout au vu des splendeurs qu'ils sont capables de se payer, quasi systématiquement pour leurs formats courts - d'une laideur musicale qui est celle d'un Morbid Angel resté coincé quelque part entre Blessed are the Sick et "God of Emptiness", celle d'un Samael qui ne saurait jouer que des "Into the Pentagram" mais sans les influences Kiss, celle des vieux Paradise Lost, celle d'un Evoken déscolarisé après un CAP tripier-andouillier, celle d'un Triptykon resté hétéro.
Sonne Adam avec son nom qui évoque la Bible et Goethe et le porteur de Lumière, est en réalité israélien et veut dire Détesteur de l'Homme, et croyez-moi leur provenance de cette région fourrée à l'antiquité et à l'épaisse huile de pierre noirâtre donne une toute particulière patine à leur musique à la gloire du gluant, et une profondeur particulièrement abyssale, mollusque et pré-humaine à leur abhorrence studieuse et obséquieuse - un éminent expert ès-death me glissait récemment à l'une de mes réceptions de l'ambassadeur que cet album était ennuyeux, et il a tout à fait raison, la chose est poussive et laborieuse, elle n'en est que plus gluante et religieuse, une manière de peplum visqueux, tortueux, vultueux, tout ce qu'on veut. Un truc abscons aux visées incompréhensibles, obscur et occulte à plus d'un titre, à la façon d'une tradition aussi longue qu'inconnue - et, bien entendu, repoussante.

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