dimanche 20 janvier 2013

The Horrorist : Fire Funmania

O.K. coco, on oublie l'un peu trop téléphoné et un peu trop forcé Joyless Pleasure, et on se prend comme si de rien n'était cet horrorisme-ci au coin du foie, avec son faux retour annoncé aux tonitruants débuts de la discographie, et son vrai retour aux débuts de la psychose du discographe, à une cold wave body music minimale et chimiquement chemisée un tantinet plus douloureuse que sur Attack Decay, et qui fréquemment évoque les maladies vénériennes que sont Psyche et évidemment Joy Dvision - sans compter de possibles traces de Notstandskomittee ou Ordo Ecclesiae Mortis, tout aussi évidemment. N'allez pas, hein, m'imaginer genre un album réservé, intimiste, mature, retenu, mes couilles ; ici c'est Oliver Chessler, mon petit pote ; et pourtant, on y croit encore un peu plus que toutes les autres fois - ou plutôt que pour Attack Decay, c'est sans doute là qu'il est le retour aux sources : Fire Funmania fait au moins aussi peur que les plus borderline fessées et les plus sordides ruminations de Manic Panic - le calme en plus ; la plénitude dans le néant sentimental, la perfection clinique et hygiénique d'un ménage émotionnel jusqu'au sang. On sourit, et les dents grincent, et la rate fait des nœuds. Obsédant pour le moins, salissant plus que jamais, mais... enfin je veux dire, vous avez vu cette babyface ? Même Dennis Hopper et DJ Rush font sous eux sous la braise de ce rimmel, je gage, dans tout ce cuir et ce panthère qui même sous le grain psychotrope vous signalent tout de suite leur studio new-yorkais garant de vice de qualité top niveau. Pas la peine d'essayer de penser le machin, c'est cramé, alors on lâche le garrot et on laisse aller, comme si c'était tout ce qu'il y avait, sans chercher à savoir pour combien de trucs c'est toxique, en attendant que la chose sorte pour de vrai dans le monde tangible.

1 commentaire:

Karamazov a dit…

Addictif et salement surdosé.
Excellent.