jeudi 28 mars 2013

Divorce : Self Titled

Les terres brûlées, l’ancien volcan, tu peux faire une croix dessus. Ça fait belle lurette que le point de non-retour est dépassé. Elle, dans son vieux peignoir mal fermé, se laisse aller. Carrément. Le regard vide, tu t’y étais presque habitué. Mais depuis la prise de décision, elle ne mange plus. Consomption volontaire et crises d’hystéries complètement ingérables pendant lesquelles elle gueule comme une poissonnière en gésine. De quoi la faire enfermer. Nervensäge, ça et les travaux de construction dans le voisinage. Tu t’apprêtes à boire le calice jusqu’à la lie : la maison qu’il faudra vendre, les amis qui devront faire un choix, le mobilier (quelle idée d’acheter un nouvel ordinateur le mois dernier), la bagnole… Adieu veau, vache, cochon, couvée. Comme disait le philosophe : "l’amour c’est comme un élastique, quand ça casse ça fait mal". Certes, mais entre un coup de sang et une crampe d’estomac tu te dis que cette attente de convocation n’est qu’un mauvais moment à passer et que, quand tout sera terminé, il te suffira de donner un coup de pied dans un arbre pour qu’il tombe dix filles à marier, toutes prêtes à s’occuper de toi pour les plus petites choses. Ça va jouer sale au tribunal. Prestation compensatoire ? Comptez une demi-bouche, Monsieur le juge, je vous dis qu’elle ne mange quasiment rien. Elle va comprendre, ta-préférence-à-toi, ton Anémie Poulain, ce que c’est qu’un Connard.

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