vendredi 5 avril 2013

400 The Cat : STF Helix Nebula

Acide, cela on l'avait retenu des quelques lives qu'on avait affrontés d'eux ; abrasif aussi, comme du verre pilé et ainsi qu'il se doit des auteurs de The Process to Define the Shape of Self Loathing. Mais rugueux on ne s'attendait pas à ce point. Rugueux comme toute une théorie de groupes sonnent aujourd'hui, certes, mais rugueux surtout, avec partout ce nappage sucre glace fait à la paillette de verre broyé, comme un groupe de vieux noise français à la brûlure un peu froide sur les bords - comme Sister Io, comme Kill the Thrill dont ce diable de chanteur parvient à évoquer Nicolas Dick, tant par un timbre... rugueux, que par la décontraction d'un accent anglais méridional tout ce qu'il y a de punk, en particulier sur un "Old Breach Player" éprouvant comme du bon KTT - mais que l'on aille pas, malheureux, avec ma maladresse commencer de se figurer qu'il y a grand chose d'autre à voir entre les deux groupes, qu'une égalité de pairs dans la vieille classe de parrains : 400 le Matou reste, malgré la surprise d'un son somme toute lisible et oxygéné, le même sauvage torrent de lave qu'il est sur une scène, à la fois rockant et offensivement dru, en permanence amené au bord de la sortie de route autant par les dérapages de ses musiciens - batteur atteint d'une maladie tropicale, bassiste qui aurait quelques tours de sinistrerie à apprendre au DsO de son inoxydable t-shirt, guitariste chlorhydrique - que par le tempérament yowesque de son vocaliste ; et qui réussit à te laisser sortir avec davantage de bleus, d'écorchures et de vertiges de ses trente-sept tourbillonnantes et aériennes petites minutes de violence orageuse (couronnées qui plus est de cet épique "Epilogue" qui rappellera de dantesques souvenirs aux Yellfesters de l'été dernier), que bon nombre de pavés hardcore moderne au bison Buffalo Grill. Frais à l'image des ses sempervirens auteurs.

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