samedi 20 avril 2013

Cathedral : The Last Spire

Quand un groupe lambda, de type couramment appelé "combo", nous rejoue, dans la situation type "nouvel effort", la vieille vente flash à la sauce back to basics, on sait que l'on va se sentir navré, pour eux et pour nous.
Lorsque Cathedral le fait, on saura dorénavant, et pour longtemps dans l'écho tonitruant de l'auto-coup de pelle final qu'ils se mettent à cette occasion sur l'occiput, qu'il faut pas trop y compter - ni sur la navrance ni sur les rataillons de fond de réserve oubliés et les démons de midi flapis. A un hypothétique Forrest Grump 2, il faudra donc ajouter les modalisateurs majeurs que sont l'art de la décoration salon de thé zeuhl, le goût du gras gratuit et du dindon-doom et l'ahurissante connerie disco-péquenaude développées dans toute la suite de la bulbeuse œuvre ; et aussi la joie de propriétaire prospère qu'ils ont fini par trouver dans leur vaste royaume acide peuplé de pierre grimaçante et de flore circonspecte.
Bref, quand Cathedral décide qu'il est l'heure de conclure les débats avant d'aller vaquer chacun ses petites affaires, il ne le fait pas avec le dos de la cuiller ; plutôt d'un vigoureux moulinet de cuiller en bois sur les gencives. Pour leur propre enterrement, les cons balancent donc un de leurs tout meilleurs albums, un machin triomphal et en pleine forme, tellement beau et veau qu'on aura l'obligeance de ne pas parler de chant du cygne merci - d'ailleurs ce qui colle le mieux à Cathedral c'est plutôt le cri du cygne bien vivant, alerte et vindicatif. En fait... la pesanteur, le puissant ronron d'aise, les aiguilles qui se plantent dans la chair par intermittence... Bon sang mais c'est bien sûr, The Last Spire c'est un Chat de Cheshire en pleine santé et béatement assis sur toi !

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